Noureddin Bongo, fils d'Ali Bongo

@Informateur.info- Noureddine Bongo Valentin, fils aîné du président gabonais Ali Bongo Ondimba, nommé en décembre dernier Coordinateur des affaires présidentielles lors d’un remaniement ministériel est visé, depuis lundi, par une plainte pour corruption, détournement de deniers publics et blanchiment d’argent déposée par quatre Organisations de la société civile gabonaise.

Les mouvements «Ça suffit comme ça» et «Sauvons la République», la confédération syndicale Dynamique unitaire, et le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) reprochent à Noureddine Bongo Valentin (28 ans)  entre autres, ‘’des faits de corruption active et passive, corruption d’agents publics étrangers, de blanchiment des capitaux de criminalité financière en bande organisée ou encore d’association de malfaiteurs’’.

Leur notification a été déposée par l‘étude de Me Raymond Moubele, huissier de justice, au bureau de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), à l’Agence d’investigation financière et au bureau du procureur de la République de Libreville.

Du côté des autorités gabonaises, on estime que la plainte ne peut pas être prise au ‘’sérieux’’. Contacté par RFI, Jessye Ella Ekogha, le porte-parole de la présidence gabonaise, a expliqué que c’est ‘’un joli coup de com’ qui ne mènera, encore une fois, à rien, qui ternit plus l’image du pays que de la personne incriminée et qui n’a aucun impact’’.

‘’Cette plainte devant la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite se base sur des faits qui se seraient prétendument déroulés dans la nuit du 6 janvier de mémoire. Ces faits, qui sont décrits d’ailleurs, sont une espèce de ‘fake news’ qui a été créée sur des réseaux sociaux la semaine dernière, qui n’ont aucune preuve légale. J’imagine que les associations en question et syndicats en question sont incapables de produire, ne serait-ce qu’un procès-verbal pour prouver les faits qu’ils avancent’’, a-t-il défendu au micro de nos confrères de la Radio mondiale.

G. MADINA