@Informateur.info- Le président tchadien Idriss Déby a annoncé, lundi soir, en marge du 8è sommet des chefs d’États du G5 Sahel à N’djaména, l’envoi de 1200 soldats de son pays dans la zone des “3 frontières” entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour lutter contre les jihadistes.

Une décision saluée par le président mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazaouani, président en exercice de l’organisation qui doit passer le témoin à son homologue tchadien.

“Je voudrais lui exprimer toute notre reconnaissance pour les efforts et sacrifices que le Tchad ne cesse de consentir en faveur de la paix et de la sécurité dans la région. Je citerai en particulier sa décision de déployer un deuxième bataillon au profit de la force conjointe du G5 Sahel”, s’est réjoui le président Ould El-Ghazaouani.

L’envoi de soldats tchadiens avait été initialement annoncé il y a un an lors du précédent sommet de Pau, au sud-ouest français. Mais plusieurs facteurs, notamment, une menace jihadiste grandissante sur les bords du lac Tchad et un désaccord constant entre Ndjamena et ses partenaires sur les modalités de ce déploiement, l’avaient empêché.

Au menu des travaux pour ce deuxième jour du sommet, les questions sécuritaires mais aussi le développement de cette partie de l’Afrique en proie à la menace terroriste qui s’étend vers les façades maritimes Est et Ouest de l’Afrique.

Pour Idriss Déby, outre la stratégie militaire pour combattre les terroristes, il faut former les armées, favoriser le développement des régions où se sont installés les terroristes pour y faciliter le retour de l’État et de ses institutions. “Nous avons besoin pour ce faire de l’appui de nos partenaires au développement”, a-t-il émis.

L’Alliance Sahel regroupant vingt-cinq contributeurs aux projets de développement au Sahel a mobilisé trois milliards d’euros de ressources supplémentaires dont “une partie à peu près, 40%, de ces trois milliards sont déjà en cours d’exécution, le reste doit être programmé mais c’est aussi un symbole clair de la priorité que la communauté internationale donne à ses partenaires au Sahel”, a annoncé Arancha Gonzales Laya, ministre espagnole des Affaires étrangères, présidente de l’Alliance.

Le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad.

Alfred SIRIMA avec RFI