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@Informateur.info- L’unité d’action syndicale (UAS) a déploré l’absence de rencontre entre le gouvernement burkinabè et ses partenaires sociaux, qui depuis des mois, attendent la satisfaction de leurs doléances. Pour ce faire, cette plateforme syndicale a remis une correspondance au Pr Séni Ouédraogo, ministre de la fonction publique, le mercredi 1er mai 2019, fête du travail.
Conduite par le président du mois, George Kaonda, la correspondance de protestation de l’UAS a été remise au ministre Séni Ouédraogo, au cabinet du département du ministère de la fonction publique. Dévoilé, le contenu de cette correspondance fait savoir que depuis 2017, il n’y a plus de contact «physique» entre le gouvernement et les syndicats réunis au sein de l’UAS. Selon Georges Kaonda «les rencontres annuelles gouvernement et syndicats se sont régulièrement tenues autour des cahiers de doléances de l’année en cours, mais depuis 2017, le gouvernement ne s’est pas préoccupé de rencontrer ses partenaires sociaux», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le président en exercice de l’UAS a expliqué que cette absence de rencontre a conduit leur plateforme à ne pas déposer de cahier de doléances en 2018 et en 2019. Et d’ajouter «Notre protestation vaut des demandes d’audiences, d’autant plus que les précédentes sont restées sans suite». Quant au ministre Séni Ouédraogo, il s’est réjoui de l’esprit de dialogue des syndicats des travailleurs, et les a rassurés sur la disponibilité de l’Etat à discuter avec les syndicats afin que des solutions soient apportées à leurs revendications.
Par la suite, la délégation de l’UAS a regagné la bourse du travail pour un meeting. Selon cette plateforme syndicale, quatre ans après l’insurrection populaire qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir, grande est la déception de la population, car leurs aspirations ont été rangées aux calendes grecques.

Pour sa part, l’UAS a rappelé qu’elle exige la satisfaction de leurs plateformes revendicatives et la mise en œuvre des protocoles d’accord signés par le gouvernement. Ainsi, elle invite tous les travailleurs à maintenir et à développer l’unité d’action à la base, autour des préoccupations communes pour la protection de l’intérêt des travailleurs.

Yannick KOBO

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