@Informateur.info- Présent à Abidjan dans le cadre de la 5è édition de la Convergence des peuples pour la promotion du Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè (COPTAC) en marge de la Conférence au sommet dudit Traité, Barro Sié Idrissa, Directeur général de TCV, une compagnie de transport terrestre burkinabè, s’est prêté aux questions de Informateur.info sur les enjeux d’une réouverture des frontières terrestres.

Situant l’impact de la pandémie à coronavirus (Covid-19) dans le secteur du transport qui a engendré la fermeture des frontières dans la sous-région depuis mars 2020, le Dg de TCV a relevé le “désastre” économique. “Nous sommes réduits, déjà, en termes d’impact, à 10%. Disons que la fermeture des frontières a fait perdre à TCV 90% de son chiffre d’affaires depuis la survenance du Covid-19. C’est énorme !“, a-t-il analysé, se disant “consterné”.

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Aujourd’hui, on parle d’intégration ivoiro-burkinabè, c’est bien mais il faut aller à une véritable intégration sous-régionale pour élargir le marché. Avec la mesure de fermeture des frontières, c’est vers un gouffre que nous tendions si nous n’y sommes pas déjà”, a explique M. Barro. Toutefois, le chef d’entreprise continue “d’espérer que des solutions seront trouvées pour une réouverture rapide des frontières” après plusieurs promesses sans lendemain.

A ce propos, Barro Idrissa a foi aux récentes recommandations de la 9è Conférence au Sommet du TAC dont l’une fait cas de la réouverture des frontières entre les deux pays. “Depuis les annonces précédentes, nous nous étions préparés. Nous avons la logistique, le matériel pour reprendre entièrement nos activités si la réouverture est immédiate. Car le transport demeure, à mon sens, le premier levier de tout développement”, a t-il conclu, se disant “prêt” pour donner plus de confort et garantir plus la sécurité de sa clientèle.

Geneviève MADINA