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C’est finalement le 13 juin prochain, que la justice française va se prononcer sur la demande d’extradition de François Compaoré, formulée par l’Etat burkinabè dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du journaliste d’investigation Nobert Zongo, en 1998, dans laquelle il est poursuivi pour «incitation à assassinat». Cette décision a été prise par les juges français, lors de la troisième comparution du frère cadet de l’ancien président burkinabè déchu, Blaise Compaoré, devant la Chambre de l’insurrection de la cour d’appel de Paris, le mercredi 28 mars 2018.
Selon notre confrère Jeune Afrique, au cours de l’audience du mercredi 28 mars 2018, les avocats de la défense ont contesté la régularité du mandat d’arrêt de leur client, François Compaoré. Arguant qu’il n’a pas été mis en examen au Burkina Faso.
Ils ont également souligné des failles dans cette demande d’extradition et demandé qu’elle soit écartée. D’après notre même source, l’avocate générale de la cour d’appel de Paris, a demandé un complément d’information auprès des autorités burkinabè et françaises et relevé un manque de pièces dans le dossier pour pouvoir statuer.
Pour rappel François Compaoré, a été arrêté le 29 octobre 2017, à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, en France, dans le cadre d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités burkinabè en mai 2017, contre lui pour enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation Nobert Zongo. Il avait été entendu pour la première fois le mercredi 13 décembre 2017. Le dossier a été par la suite renvoyé au 7 mars dernier.

Georges Kouamé

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