Zahui Laurent à gauche sur l'image

@Informateur.info- Ancien joueur du Stade d’Abidjan et des Elephants de Côte d’Ivoire (1976-2008), Zahui Madou Laurent est décédé, mardi, à Toulouse, en France, à l’âge de 62 ans.

Le football ivoirien est frappé par un deuil . L’ancien milieu de terrain du Stade d’Abidjan et des Elephants des années 80, Zahui Madou Laurent, a rendu l’âme au cours d’une deuxième intervention chirurgicale à la hanche, rapporte une source proche de la famille.

Natif du village de Dodjagnoa (canton Paccolo, Sous-préfecture de Gagnoa), “l’homme au bandeau”, comme les sportifs ivoiriens le surnommaient, etait un élégant footballeur balle-au-pied, ayant participé à trois Coupes d’Afrique des Nations (CAN) avec la sélection ivoirienne en 1980, 1986 et 1988. Son tandem avec feu Miezan Pascal au milieu de terrain des Éléphants de Côte d’Ivoire était un régal pour les amoureux du ballon rond. Sur les stades d’Afrique et dans le monde (il a participé à la Coupe du monde des juniors), Zahui Madou Laurent a fait parler, plus d’une fois, sa patte gauche magique.

Avec son club, le Stade d’Abidjan, celui qu’on appelait, également, “l’homme aux poumons de chien” a été d’une fidélité et une loyauté incommensurable. Le seul club qu’il a connu avant de s’envoler pour la France pour le club de Rodez (2è division). “Le Stade est une famille. Mes oncles Joseph Bléziri et Zadi François jouaient déjà dans ce club quand j’étais gamin. Grâce à mon oncle, Zadi François, j’ai aimé les couleurs bleu et rouge et je n’ai pas voulu changer de club. Même après mon départ en France, je suis toujours resté stadiste”, révélait-il, dans une interview en 2008.

Sur le bandeau blanc noué autour de sa tête et qui ne le quittait jamais, Zahui Laurent expliquait dans la même interview: “les gens pensaient qu’il y avait quelque chose dans le bandeau que je portais. Or, il n’en était rien. Ceux qui m’ont vu jouer, savent que je me battais toujours pour mériter ma place sur le terrain. Quand vous allez en guerre et que vous mettez un bandeau, cela signifie que vous êtes un guerrier. Un guerrier pacifique. Quand je suis sur le terrain et que je le porte, ça dérange mes adversaires. Les gens croient au fétiche”.

Charlène ADJOVI