@Informateur.info- Zinsonné Marcel, Secrétaire général à la Formation politique de la section ivoirienne de l’Union pour le Progrès et le changement (UPC, opposition), a dénoncé, dimanche dans une conférence de presse, les irrégularités qui ont émaillé le processus d’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur sur le fichier électoral de la présidentielle du 22 novembre 2002 au Burkina Faso.

Selon le conférencier, en décidant la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) comme pièce votante pour la présidentielle en lieu et place de la Carte consulaire que détiennent les Burkinabè de l’extérieur, ‘’il y a une volonté manifeste du gouvernement de voir la diaspora voter à minima’’.

Car, explique Zinsonné Marcel , pour le vote des Burkinabè de la diaspora, les trois ministères (Administration du territoire et de la décentralisation, Intégration africaine et Affaires étrangères) et deux institutions (la Commission nationale électorale indépendante +CENI+ l’Office national d’identification +ONI+ ) impliqués dans le processus d’enrôlement ont manqué de coordination efficiente pour permettre à la Diaspora de s’enrôler convenablement.

‘’Là où la CENI prévoit l’enrôlement de la diaspora pour le 4 janvier 2020, l’ONT a programmé une opération de délivrance de la CNIB et du passeport…’’, a-t-il cité en exemple.

M. Zinsonné s’est, étonné de la présence du ministre d’Etat Siméon Sawadogo ‘’qui a présidé la réunion du comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique et demandé l’annulation du processus’’ à Abidjan le 4 janvier pour prendre part au lancement de l’opération pour ‘’ s’assurer dit-il que cela se passera effectivement dans les ambassades et les consulats, conformément à la loi portant code électoral de 2018’’.

‘’Ce dont le ministre Sawadogo ne se soucie pas, c’est que la même loi dit qu’il faut éditer les récépissés au des cartes électorales’’, s’insurge Zinsonné Marcel dénonçant une ‘’violation’’ de la loi. Pour lui, ‘’la CENI et l’opposition se sont retrouvées dans un piège savamment tendu par la majorité présidentielle pour servir des desseins inavoués’’.

D’ailleurs, il ne doute pas que ‘’l’issue des opérations de l’enrôlement des électeurs pourrait se solder par un embrouillamini sans précédent’’, car ‘’le laboratoire MPP veut susciter à dessein une action judiciaire pour briser l’élan de l’enrôlement’’. En définitive, selon M. Zinsonné, ‘’la volonté du pouvoir MPP en collision avec la CENI est manifeste pour empêcher in grand nombre de burkinabè de participer aux élections de 2020’’.

‘’Alors que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré avait fait de cela une parole d’honneur, mais il n’est pas tard, il peut encore sauver sa parole en évitant d’écouter ses collaborateurs tapis dans l’ombre qui le poussent à la faute’’, espère Zinsonné Marcel.

Geneviève MADINA