@Informateur.info- Kaboré William Alassane, directeur général adjoint de la douane burkinabè et ses deux complices n’ont pas encore été arrêtés mais l’enquête qui les incrimine est très accablante. Extrait de la conférence du procureur du Faso, Harouna Yoda, du 18 juin 2020.

«Quant au dossier, KABORE William Alassane, actuel Directeur Général Adjoint de la Douane, mon parquet a été saisi d’un procès-verbal d’enquête du Commissariat Central de Police de Ouagadougou qui avait été saisi par l’Autorité supérieure du Contrôle d’Etat (l’ASCE/LC) à qui les faits reprochés au mis en examen ont été dénoncés.

Des investigations menées par le CCPO, il ressort que monsieur KABORE William Alassane a, par une simulation illicite, utilisé monsieur KABORE Christophe Anne en vue de l’achat et la mise en valeur de quinze (15) parcelles dans la ville de Ouagadougou dont le montant cumulé serait d’un milliard trois cent millions (1 300 000 000) FCFA.

En sa qualité de fonctionnaire des douanes, il est difficile d’amasser une telle fortune en vingt-trois ans de service sous le couvert de tierce personne, ce qui veut dire que ces investissements n’incluent pas ceux que le mis en cause a réalisé en son nom propre. 

Le mis en examen a même usurpé l’identité de SYLLA Salif pour acheter 655 tonnes de ciment et pour la construction de plusieurs immeubles. Au-delà de ses investissements sous le couvert d’autrui, monsieur KABORE William Alassane a fait des transferts de fonds dont il n’arrive pas à justifier l’origine et la nécessité des opérations.

Des procès-verbaux et autres pièces du dossier laissent entrevoir que monsieur KABORE William Alassane est probablement le bénéficiaire effectif de biens, tant en son nom que par prête noms, dont ses revenus licites ne peuvent pas lui permettre de justifier.

Du reste, le recours aux prête-noms atteste à suffisance que l’intéressé est conscient de la disproportion manifeste entre ses revenus et ses avoirs.  Le parquet a demandé l’ouverture d’une information judiciaire contre monsieur KABORE William Alassane et son épouse et SYLLA Salif. Tous les trois ont été mis en examen sans être placés en détention mais sous contrôle judiciaire pour des faits d’enrichissement illicite, de délit d’apparence et de blanchiment».