@Informateur.info- Le président du Niger Mahamadou Issoufou a séjourné, mardi, à Abidjan où il a fait ses adieux à son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, avant de passer le flambeau, le 2 avril prochain, à son successeur Mohamed Bazoum, démocratiquement, élu le 21 février 2021 à la Présidence de la République du Niger.

Mahamadou Issoufou a profité des échanges avec Alassane Ouattara pour lui renouveler ses condoléances les plus attristées suite au décès du Premier Ministre Hamed Bakayoko. Il s’est réjoui de la qualité des rapports qu’il a eus
avec le Président Ouattara ainsi que du travail abattu ensemble durant toutes ces dix années.

Selon lui, cette bonne collaboration a permis de renforcer les relations bilatérales entre leurs deux pays respectifs et d’enregistrer des progrès sur le plan de l’intégration régionale et continentale avec, notamment, les avancées au niveau de la monnaie unique de la CEDEAO et de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine. Le e Président Issoufou a également salué la très forte solidarité et la contribution de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Pour sa part, le Président Alassane Ouattara a exprimé sa gratitude à son homologue nigérien pour la solidarité et le soutien dont il a fait preuve lors du rappel à Dieu des Premiers ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko. Puis, il a condamné les attaques terroristes perpétrées au Niger et dans les autres pays du Sahel et a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre ce fléau.

Pour conclure, M. Ouattara a remercié le Président Mahamadou Issoufou pour son amitié et son soutien et a salué les progrès accomplis par le Niger dans la lutte contre le terrorisme. Il a formulé des vœux de succès pour son successeur, le président Mohamed Bazoum.

Pour rappel, après deux mandats successifs à la tête du Niger, Mahamadou Issoufou élu en 2011 et réélu en 2016, n’a pas voulu s’engager sur la voie d’un troisième mandat. Son bilan et son engagement répété à un départ du pouvoir dans le respect des règles constitutionnelles lui ont valu de recevoir en mars 2021 le Prix Mo Ibrahim qui récompense la bonne gouvernance et le leadership démocratique des dirigeants africains.

Alfred SIRIMA