@Informateur.info- Les “instructeurs” russes qui combattent aux côtés de l’armée centrafricaine excellent dans les barbaries exercées sur les populations civiles. Au point où le 31 mars 2021, le Groupe de travail des Nations-Unies sur les mercenaires alertait sur les violations graves des droits de l’homme qui leur sont attribuées.

De fait, selon une récente enquête minutieuse de la radio mondiale, RFI, les exactions dont ces “instructeurs” russes sont accusés sont des sujets tabous que l’on ne divulgue pas. Quoiqu’ officiellement ces hommes (535 selon l’ambassadeur de Russie à Bangui) ou 800 à 2000 soldats de l’avis de sources sécuritaires nationales et internationales interrogées par le media français, “ne prennent pas part aux combats”, leur présence aux côtés des forces centrafricaines, pendant les combats où ils sont en “première ligne”, est formelle, révèle l’enquête.

A leur charge, le communiqué du Groupe de travail de l’ONU sur l’utilisation de mercenaires rattaché au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies de Genève, cité par RFI, relève des exactions dont des “exécutions sommaires massives, détentions arbitraires, torture pendant les interrogatoires, disparitions forcées, déplacements forcés de population civile, (…) violations du droit à la santé et attaques croissantes contre les acteurs humanitaires”. Le communiqué consulté par le média français, indique leur implication dans “une série d’attaques violentes” survenues en Centrafrique depuis décembre 2020.

Un rapport interne des Nations dénombre, entre le 1er janvier et mi-avril 2021 “26 exécutions extrajudiciaires, 5 viols ainsi que 27 cas d’arrestations arbitraires et de privation de liberté. De nombreux civils ont été tués ou blessés (…) bien qu’ils soient très loin de cibles militaires légitimes” imputés aux fameux “instructeurs russes”, souligne le rapport.

A Bambari, Grimari, Bossangoa, Benzambe…. de nombreuses arrestations arbitraires ont été enregistrés avec en prime des viols collectifs de femmes ou jeunes filles. Les Russes ayant pris le contrôle des postes stratégiques de ces villes où ils occupent les bâtiments publics dont des écoles et églises. Un climat généralisé de peur et de suspicion envahit les grandes villes du pays, décrit le confrère.

Alfred SIRIMA