@Informateur.info- Président du Haut Conseil du dialogue social et historien de formation, Domba Jean-Marc Palm a animé une conférence à l’attention de la communauté burkinabé en Côte d’Ivoire. C’était le mercredi 4 septembre 2019 au Centre Pilote de Port-Bouët.

Initiative de l’Association pour la Fraternité et du développement de la diaspora bukinabè en Côte d’Ivoire (AF2DB-CI), la conférence qui a fait suite à une projection de film documentaire a été l’occasion pour Domba Jean-Marc Palm de se prononcer sur la situation socio-politique au pays des Hommes intègres.

«Les politiques ont commencé à se parler. C’est un début. Le tout est de commencer à se parler», a-t-il dit avant de souligner l’importance de la diaspora burkinabè qui, à l’en croire, contribue à «hauteurs de plusieurs milliards dans l’économie du pays à travers l’envoi d’argent».

Avant cette lucarne sur l’actualité au Burkina Faso, le conférencier est longuement intervenu sur le mode de vie des ressortissants de l’ancienne Haute Volta en Côte d’Ivoire ainsi que sur l’importance des chefs traditionnels. «Nos parents ont créé beaucoup de villages en Côte d’Ivoire. Avant, il n’y avait ni Ambassadeur, ni Consul. Quand un burkinabè venait en Côte d’Ivoire, il cherchait le Naaba (chef traditionnel Mossi, ndlr). Les Naabas sont à féliciter. Il ne faut pas les supprimer», a-t-il dit.

Placé sous le parrainage du ministre burkinabè en charge du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, cette rencontre avait pour thème, «devoir de mémoire et repères pour la construction de l’Etat nation à partir de la reconstitution de la Haute-Volta, le 4 septembre 1947».

Plusieurs responsables traditionnels et associatifs de la diaspora burkinabè ont participé à cette conférence.

Abraham KOUASSI