@Informateur.info- Devant des centaines de partisans venus l’accueillir à son ancien QG de campagne de la présidentielle 2010, à Attoban, Laurent Gbagbo ne s’est pas empêché de fondre en larmes rendant hommage à ses proches disparus pendant son incarcération à la Cour pénale internationale.

Une brève déclaration pour exprimer sa joie de retrouver “la Côte d’Ivoire et l’Afrique”, ponctuée de sanglots à la mémoire de ses proches décédés en son absence dont sa génitrice Gado Marguerite rappelée à Dieu en 2015, deux semaines après son retour d’exil au Ghana.

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“Je suis arrivé avec les yeux en larmes parce que je n’étais pas là quand ma maman est décédée. Je n’ai pas été là pour l’honorer une dernière fois. Sans elle, je ne serais pas Docteur (en histoire, Ndlr) et président de la République”, a-t-il déclaré d’entrée avant de “plaindre” Sangaré Abou Drahamane, son “jumeau” qui “n’a pas attendu que je vienne lui dire merci avant de partir” après avoir “organisé les funérailles de ma mère(…)”, a ajouté M. Gbagbo, les yeux larmoyants. Il a promis de demander au Secrétaire général de son parti, Dr Assoa Adou, de lui “donner quelques jours pour pleurer les morts.(…)”.

“Je voudrais saluer le Premier ministre, Aké N’gbo. Tout à l’heure dans l’avion, j’ai pensé à lui. (…). J’espère qu’un jour, le pays lui donnera l’occasion de démontrer qu’il est un grand économiste(…) . Je suis heureux de retrouver la Côte d’Ivoire et l’Afrique(…)”, s’est réjoui l’ex-prisonnier de La Haye, se disant ètre à la “disposition” du SG Assoa Adou pour prendre connaissance du “programme des prochaines séances de travaux”, a insisté le “soldat” Laurent Gbagbo “mobilisé”, qui n’a, cependant, pas évoqué la situation politique du pays, la réservant pour “plus tard”.

Charlène ADJOVI