@Informateur.info- Le président du Front populaire ivoirien (FPI), légal, Pascal Affi N’guessan, libéré le 30 décembre 2020 après près de deux mois de détention au secret, avoue dans une interview accordée à RFI, être “passé tout près de la mort”. Morceaux choisis.

“Deux mois de détention sont toujours des mois difficiles”, lance-t-il évoquant des conditions “d’arrestation très compliquées et rocambolesques” avant d’asséner: “on est passé tout près, je dirais, de la mort”.

M. Affi raconte qu’il a, d’abord, passé “60 heures sans voir le jour” à la Direction de la surveillance du territoire (DST) avant son transfèrement à l’École de gendarmerie après sa “présentation” au Procureur de la République.

“Je dois reconnaître que les autorités de l’École de gendarmerie et les gendarmes commis à ma surveillance ont été corrects. Ils ont été professionnels et je n’ai pas eu à subir de torture ou de quelque maltraitance que ce soit”, témoigne-t-il. Évoquant un procès “politique”, Affi N’guessan situe sa libération dans le cadre du “dialogue politique pour essayer d’apaiser l’environnement sociopolitique, de normaliser la vie politique en Côte d’Ivoire”.

Accusé entre autres des faits de “complot contre l’autorité de l’Etat”, Pascal Affi N’guessan reste sous contrôle judiciaire.

Geneviève MADINA