Son Excellence Mahamadou Zongo, Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d'Ivoire

@Informateur.info- Dans un communiqué au titre martial, «Affaire de la chefferie de la communauté burkinabè des II Plateaux : l’Ambassade rappelle Yabré Koudara Adolphe à l’ordre», rendu public le 8 novembre 2019, la Représentation diplomatique burkinabè informait, officiellement, l’opinion publique d’une crise de chefferie au sein de sa communauté dans la commune de Cocody.

L’une des informations majeures de ce communiqué qui a, volontairement, omis de donner les origines de la crise en question encore moins le rapport de l’entretien que le diplomate a tenu, le jour même de la publication du communiqué avec l’un des protagonistes de cette crise, est ceci : «La Représentation diplomatique et consulaire voudrait porter à la connaissance de tous que pour l’instant, il n’existe aucun chef central de la communauté burkinabè aux II Plateaux/Cocody/Abidjan. Le processus de désignation dudit chef est toujours en cours et son dénouement fera l’objet de publication».

En conséquence, «au regard des tensions au sein de la communauté burkinabè résidant aux II Plateaux que suscite cette tentative d’usurpation de titre orchestrée par monsieur Yabré Koudara Adolphe, l’Ambassade a entendu ce dernier ce jour 08 novembre 2019 et lui a formellement signifié de mettre fin aux confusions et désordre qu’il sème au sein de la communauté en s’autoproclamant chef central des burkinabè des II Plateaux», mentionne le communiqué.

A l’analyse de ce communiqué qui ne met en cause qu’un seul protagoniste sur lequel la Représentation semble être très bien informée des «agissements» contrairement à son adversaire, Rouamba Jean-Baptiste, Informateur.info, a décidé de s’attarder quelque peu sur ce dossier accusateur. Car, l’idée selon laquelle il «n’existe pas de chef central de la communauté burkinabè aux II Plateaux» n’est pas exacte.

La vraie information est qu’il  existe deux personnes qui se disputent cette fonction de chef central. C’est d’ailleurs ce qui explique la crise au sein de la communauté de  Mahamadi Zongo dans cette commune. La non-reconnaissance de l’un ou l’autre ou des deux protagonistes par la Représentation diplomatique n’enlève rien à la réalité de la situation qui prévaut sur le terrain.

L’Ambassade aurait voulu démontrer aux yeux de la communauté son antipathie pour le protagoniste Yabré Koudara Adolphe, qu’elle ne s’y serait pas prise autrement. Entretenir le seul protagoniste de la crise et sans rapporter les propos tenus par l’autre et se fendre le même jour d’un communiqué accusateur alors qu’on rend régulièrement compte du contenu des audiences qu’on a, laisse tout simplement dubitatifs les observateurs.

Que reproche-t-on réellement à Yabré Koutara Adolphe que le communiqué ne dit pas? Son adversaire Rouamba…. est-il sans reproche dans cette crise au point où le communiqué n’en filtre aucun mot? D’ailleurs qu’est allé faire l’Ambassadeur Mahamadi Zongo le dimanche 15 novembre 2019 chez l’un des hommes de mains de Rouamba Jean-Baptiste  alors que la crise est pendante? Est-ce la preuve d’un choix clairement exprimé dans cette crise ? Retour sur une crise où le rôle de l’autorité semble sujette à caution dans notre prochaine publication.

Jean François FALL