Hamed Savadogo, Président de la Plateforme Efforts de Paix

@Informateur.info- Face à la pression populaire, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a dû sortir de sa torpeur la semaine dernière en annonçant des mesures au nombre desquelles la formation d’un gouvernement resserré et soudé. De l’avis du président de la plate-forme panafricain Efforts de Paix, Hamed Savadogo, interrogé par Informateur.info, il serait judicieux de former plutôt un gouvernement d’union nationale.

Nous avons déjà assisté à plusieurs changements à la tête de la hiérarchie militaire et même quelques réaménagements techniques du gouvernement sans succès. Je ne sais pas si le fait de former un gouvernement resserré peut garantir une solidarité d’action. Mais je crois qu’il y a lieu d’essayer un gouvernement d’union nationale de sorte à impliquer l’ensemble des forces vives de la nation. Le MPP a certes gagné les élections présidentielles, mais seul il ne pourra gagner cette guerre asymétrique”, a réagi Monsieur Savadogo, ce jeudi 2 décembre 2021.

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Estimant que l’heure n’est plus aux calculs politiques ni claniques. “Si nous tenons à voir le Burkina Faso se relever, il faut prendre les décisions qui s’imposent. Le gouvernement d’union nationale pourrait même accélérer le processus de réconciliation souhaité par une bonne frange du peuple burkinabè”, a t- il ajouté.

Le président de la Plate-forme Efforts de Paix rejette, cependant, l’idée d’une démission du président du Faso, élu démocratiquement. “Cela pourrait davantage complexifier la crise au pays des Hommes intègres”, défend t-il. Toutefois, il dénonce les arrestations de ces derniers derniers et pense que le pays ne peux et ne doit pas “se priver non plus de l’expertise avérée de certains généraux sous les verrous dans la lutte contre l’hydre terroriste“. Allusion faite aux généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Basolé, voire même Yacouba Issac Zida en exil au Canada.

Aimer son pays c’est aussi consentir à des sacrifies et aucun sacrifice n’est de trop quand il s’agit de garantir l’intégrité du territoire et de redonner à des centaines de milliers de déplacés leur dignité“, a conclu Hamed Savadogo.

Géneviève MADINA