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@Informateur- La position se veut claire ! L’ancien président du Burkina Faso et président d’honneur du CDP, Blaise Compaoré n’est pas favorable aux sanctions prises contre les cadres du parti qu’il a fondé. Exilé sur les bords de la lagune Ebrié depuis son départ du pouvoir, le «Beau Blaise» comme on le surnomme a choisi de jouer la carte de l’unité.

Conscient de la situation difficile vécue par son ex-dauphin Roch Marc Christian Kaboré à la tête de l’Etat, Blaise Compaoré est conscient que son parti aura une carte à jouer pour la présidentielle prévue en 2020.

Pour donner davantage de chances au CDP de reconquérir le pouvoir d’Etat, l’ex-chef d’Etat veut un parti soudé, loin des dissensions internes. C’est cela la quintessence de la note qu’il a adressée à Eddie Komboigo, actuel patron du CDP.
«Ces mesures pourraient être gravement dommageables pour la dynamique de l’action du parti et pour son ambition électorale», a signifié Blaise Compaoré à celui qu’il avait rencontré il y a quelques semaines à Abidjan.

Comme pour rappeler qu’il demeure le véritable maitre de son parti, l’ancien locataire du palais de Kosyam y est allé de sa petite recommandation. «Il est hautement souhaitable que la gouvernance actuelle de la direction du parti aille dans le sens du dialogue, de la cohésion, de l’unité et du rassemblement comme cela a été de tout temps depuis la création le 5 février 1996», a-t-il ajouté.

S’il est indiscutable que cette position met à mal Eddie Komboigo qui s’était montré très critique à l’endroit des personnalités sanctionnés qu’il avait qualifié de «frondeurs» qui souhaitent «liquider le parti», elle reflète clairement la volonté de Blaise Compaoré qui est montrer qu’il reste seul maitre à bord au sein de son parti.

En effet, la note rédigée en certains points sur un ton quelque peu martial est l’expression de la volonté de l’ancien soldat de réaffirmer son poids sur la vie du parti.

Eddie Komboigo qui espérait bénéficier du soutien de l’ancien président devra donc revoir sa copie et comprendre qu’en dépit de sa posture de chef du parti, il lui sera difficile voire impossible de mettre en application des décisions qui n’ont pas l’aval du mentor naturel du CDP. Blaise Compaoré n’est pas hors-jeu et il vient ainsi de le démontrer.

Steven IBRAHIM

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