@Informateurinfo- À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce 14 octobre 2019 à Ouagadougou, Achille Tapsoba, vice président du CDP a réagi au courrier transmis par Blaise Compaore à Eddie Komboigo, président du parti.

A en croire M. Tapsoba, le courrier est “authentique”. Cependant, même si les mots de Blaise Compaore ont remis en cause les décisions de l’actuel patron du parti, ces courriers ne constituent pas selon le conférencier un désaveu pour Eddie Komboigo.

“Elles ne sont nullement comme certains le prétendent un désaveu de la direction politique nationale ni un désaveu aux décisions du congrès extraordinaire, encore moins un désaveu du Président du parti, car comme nos textes le stipulent, tout militant ou organe sanctionné peut faire recours aux organes supérieurs pour revenir sur les sanctions”, a expliqué le membre de la direction du parti fondé par Blaise Compaore.

Pour Achille Tapsoba, la sortie de l’ancien homme fort de Kosyam n’a rien de surprenant. “Pour qui connait le fondateur Blaise COMPAORE, grand homme d’État, conciliateur, homme de paix, sa réaction ne pouvait que d’aller dans le sens du rassemblement, de la cohésion et de l’union”, a ajouté le vice président du CDP.

Pour ce qui est des sanctions, Achille Tapsoba a laissé entendre qu’elles devraient être levées.

” Les orientations contenues dans ces différentes lettres, nous les avons prises à leur juste valeur, nous allons avec diligence et avec même la diligence réquise d’œuvrer à rapporter les sanctions pour qu’ensemble avec les camarades sanctionnés , nous menions de bons combats pour la victoire du CDP aux échéances prochaines”, a-il souligné.

Pour rappel, c’est au travers de deux courriers publiés en exclusivité par informateur. Info que l’ancien président Blaise Compaore actuellement en exil à Abidjan a désapprouvé les sanctions prises à l’encontre de certains cadres du parti qu’il a fondé en 1996.

L’ancien président dans sa note avait notamment insisté sur l’importance pour le CDP d’être soudé à quelques mois de la prochaine présidentielle au Burkina Faso.

Steven IBRAHIM