@Informateur- Laurent Gbagbo candidat à la présidentielle de 2020, c’est une hypothèse portée par Emmanuel Altit, avocat principal de l’ex-chef d’Etat. Dans un courrier adressé à la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI), le juriste français a demandé une mise en liberté « sans conditions » de son client.

Pour justifier cette position, Emmanuel Altit a évoqué un possible retour de Laurent Gbagbo dans la course au pouvoir prévue dans un an en Côte d’Ivoire. « Laurent Gbagbo pourrait en effet, à la demande de responsables politiques du pays, être amené à participer à la campagne ou même être amené, par hypothèse, à poser sa propre candidature. Si tel était le cas, le régime restrictif de liberté mis en place par les Juges de la Chambre d’appel, s’il était maintenu, interdirait à Laurent Gbagbo de participer à la campagne présidentielle », a écrit l’avocat.

Pour Emmanuel Altit, la situation du nouvel allié d’Henri Konan Bédié qu’il décrit comme un acteur clé du processus de réconciliation nationale en cours dans le pays revêt un caractère injuste.

« Aujourd’hui, du fait de l’existence des conditions mises par les Juges au séjour de Laurent Gbagbo dans n’importe quel pays – conditions qui sont autant d’atteintes à ses droits –, Laurent Gbagbo ne peut quitter la Belgique. le droit de choisir le pays où vivre, le droit d’aller et venir librement, le droit de s’exprimer librement, le droit à une vie familiale normale et le droit au respect de sa vie privée », ajoute l’avocat.

Poursuivant dans sa note, le juriste indique que, « maintenir aujourd’hui le principe des limitations posées à la liberté de Laurent Gbagbo et à l’exercice de ses droits revient pour la Cour à lui interdire toute participation à la vie publique ivoirienne et à l’empêcher de participer au processus de réconciliation que l’opinion publique appelle de ses vœux ».

Pour rappel, depuis son acquittement en janvier dernier, l’ancien président ivoirien vit en Belgique.

Steven IBRAHIM

 

 

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