@Informateur.info- C’est aujourd’hui, mercredi 31 mars à 13 h GMT, que la Cour pénale internationale (CPI) va statuer sur l’acquittement de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, poursuivis pour des faits de crimes contre l’humanité et crimes de guerres commis entre décembre 2010 et avril 2011 lors des violences post-électorales en Côte d’Ivoire.

Les deux personnalités avaient été acquittées de ces charges en janvier 2019 en première instance dans un procès commencé en 2016. Après deux ans et demi d’audiences à La Haye (siège de la Cour), les 83 témoins de l’accusation dont des hauts gradés de l’armée ivoirienne et des hommes politiques, n’ont pu apporter la preuve que les accusés faisaient partie d’un “cercle restreint”, qui avait établi un “plan commun” pour se maintenir au pouvoir par des actes de violence.

Le 15 janvier 2019, les juges de la Chambre préliminaire acquittent, donc, les deux prévenus pour “faiblesse exceptionnelle”du dossier de l’accusation selon le juge-président Cuno Tarfusser.

La procureure générale sortante de la Cour, Fatou Bensouda, interjette appel en septembre 2019 soit huit mois après l’acquittement dans la perspective d’un nouveau procès, dénonçant des “vices de procédures”.

Si l’acquittement est confirmé, l’affaire serait définitivement close. Ainsi Laurent Gbagbo et Blé Goudé qui vivent depuis, respectivement, en Belgique et aux Pays-Bas pourraient alors rentrer en Côte d’Ivoire. Dans le cas contraire, si l’arrêt de la CPI qui sera prononcé à 15 h (13 h GMT) par le président de la chambre d’appel, Chile Eboe-Osuji donne un non-lieu de l’acquittement, un nouveau procès devrait avoir lieu.

Les partisans de l’ancien chef de l’État ivoirien ne l’entendent pas de cette oreille et espèrent, vivement, à un acquittement total. Abidjan retient son souffle.

Alfred SIRIMA