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Son Excellence Monsieur le Président Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, au sortir d’une audience avec le Président français François HOLLANDE le 22 novembre 2016, a affirmé que la Côte d’Ivoire ne sortira jamais de la Cour Pénale Internationale (CPI). Le disant, il n’a fait que confirmer sa volonté permanente de lutter contre l’impunité. Merci Monsieur le Président pour votre constance sur ce sujet.

En effet, il nous est donné de constater que certains Etats africains ayant ratifié le Statut de Rome concernant la Cour Pénale Internationale (CPI) souhaitent se retirer. Certains ont entamé la procédure de retrait. Certains médias proches de l’opposition ivoirienne se réjouissent chaque jour de ces projets de retrait. Ils jubilent car la Russie, pays qui n’a ni signé ni ratifié les textes de la CPI, se propose aussi de se particulariser en se mettant en retrait de la CPI. Ce que nous devons retenir, c’est que la Cour Pénale Internationale (CPI) n’a pas été créée pour les Etats ni pour leurs gouvernants. Elle a été créée pour défendre les victimes des abus des pouvoirs étatiques. Alors, quand nous observons que certains Etats souhaitent se retirer, nous avons deux situations :

La première, est que tous les Etats qui se retirent ont dans leurs placards des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dont ils ne veulent pas que la CPI se saisisse.

La deuxième situation, c’est que certains chefs d’Etats ou Gouvernants envisagent ou projettent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre leurs populations. Donc, les autorités de ces pays veulent se prémunir contre toutes éventuelles poursuites de la Cour Pénale Internationale.

Dans ces deux cas de figure, ce n’est que peines perdues car les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Qu’ils se retirent ou pas, les auteurs seront tôt ou tard traduits devant les juridictions internationales. Nous avons en mémoire que les crimes commis par les nazies pendant la seconde guerre mondiale sont encore pendants devant les tribunaux. Il ne peut avoir d’impunité ni dans le temps ni dans l’espace. C’est cela la maxime de la Cour Pénale Internationale et de toutes les juridictions internationales pénales.

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Secrétaire Général Adjoint du RDR chargé de la Communication, Porte-Parole

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