@Informateur.info- Durement touchée par le Covid-19 à l’instar de la Chine, berceau de la pandémie, l’Europe, terre d’asile d’une forte diaspora africaine, asiatique etc., n’a pas, pour autant, cédé au racisme et autres actes discriminatoires auxquels les Africains ont dû faire face dans le pays de Xi Jinping.

Avec plus de 24.000 morts en Italie, plus de 20.000 en Espagne et précisément 20.265 en France, à ce jour, pour ne citer que les pays sévèrement frappés par la pandémie, l’Europe, tout comme le reste du monde, fait face à l’une des plus graves crises sanitaires de son histoire. Mais, en dépit de la peur inhérente à cette nouvelle infection, la multiplicité des morts enregistrés et la souffrance intérieure induite, le vieux monde a su rester une terre hospitalière où aucun étranger (notamment africain) n’a été discriminé, ni stigmatisé dans le cadre de la gestion de cette maladie.

Au moment où l’ancien monde estime la pandémie quelque peu sous contrôle et que plusieurs pays impactés (Autriche, Allemagne, la Norvège et la France) projettent la réouverture des écoles et magasins, le fait que l’intégration et le vivre ensemble des diasporas africaines, asiatiques etc, en Europe n’aient pas souffert de cette crise sanitaire de grande ampleur est une chose suffisamment importante pour être soulignée.

Qu’aurait fait l’Afrique si, comme hier, l’on a assisté à des ballets de charters renvoyant des sans-papiers de l’Europe, ce continent devrait faire face à un remake de l’histoire, cette fois-ci, du fait d’une infection à l’origine inconnue. De toute évidence, pour des esprits retors guettant la moindre occasion pour donner libre cours à des politiques communistes ou racistes, la survenance de cette crise aurait pu donner lieu à d’autres tragédies. Dieu nous en préserve.

Premier partenaire commercial de l’Afrique, l’Europe, on le sait, est un bailleur de fonds, un soutien financier et un partenaire au développement du continent. Et Dieu seul sait ce que son aide, tant en financement de projets sanitaires, éducatifs, culturels, qu’en appui budgétaire à bien de pays africains est salvatrice pour les Etats bénéficiaires. La vérité est que l’Union européenne et ses Etats membres demeurent les principaux pourvoyeurs de l’aide publique au développement sur le continent avec environ 20 milliards d’euros par an. 

Mais cette crise sanitaire majeure vient prouver, si besoin en était, que l’Europe n’est pas qu’un bailleur de fonds et n’entretient pas avec l’Afrique que des rapports économiques. A la vérité, l’Europe et l’Afrique sont, l’une et l’autre, touchées par le coronavirus. Les deux continents ont une communauté de destin tissée par l’histoire et renforcée par une ‘’coopération bilatérale’’ que n’altère guère le temps, ni les difficultés.

En pareille circonstance, la solidarité doit être la valeur la mieux partagée. Aussi, est-il évident que quand le Coronavirus ne sera plus qu’un vieux souvenir, l’Europe, notamment, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie qui ont voix au chapitre, poursuivront leur traditionnelle coopération avec l’Afrique.

Jean François FALL