@Informateur.info- A l’occasion d’une adresse à la national radiodiffusée ce jeudi 7 mai 2020, le président ivoirien, Alassane Ouattara a annoncé l’assouplissement de plusieurs mesures prises contre le Covid-19. Ainsi, le couvre-feu, la fermeture des écoles et des lieux de divertissement a été levée à l’intérieur du pays et devrait l’être dans une semaine à Abidjan.

Si d’un point de vue social, cette mesure a remis du baume au cœur à des Ivoiriens meurtris depuis plusieurs semaines par la pandémie et son corollaire de problèmes économiques, on peut objectivement avoir quelques inquiétudes d’un point de vue sanitaire.

De fait, avec ce discours, les populations du grand Abidjan qui se laissaient aller à un relâchement qu’on pourrait qualifier de naturel au vu de la situation à laquelle ils se sont habitués pourraient aller encore plus loin dans le non-respect des mesures barrières.

Ils sont nombreux ces Ivoiriens qui donnent l’impression que la Côte d’Ivoire est aujourd’hui arrivée à bout du virus. Si le pic de l’épidémie semble avoir été atteint, il ne faut pas écarter l’hypothèse d’une nouvelle vague de contamination. C’est d’ailleurs le cas au Japon où les écoles avaient dû en avril dernier quelques jours après la reprise des cours en raison d’une seconde vague de contaminés.

Il est clair que la Côte d’Ivoire dont l’essentiel de la population vit du secteur informel ne pouvait pas restée enfermée. Cependant, la fragilité du système sanitaire ivoirien combiné au non-respect des mesures pourrait faire grimper rapidement le nombre de cas.

Il est important que la vigilance ne soit point relâché avec notamment l’apport des ONG qui auprès de l’Etat doivent œuvrer à faire comprendre aux populations que la lutte contre le virus apparu en Chine est loin d’être acquise. Reprendre l’activité oui mais, avec un minimum de règles à maintenir. Il ne faut surtout pas donner aux Ivoiriens l’impression que les règles et autres mesures sont aussi levées.

Abraham KOUASSI