@Informateur.info- Le pésident de l’Union des nouvelles générations (UNG), Stephane Kipré rentré, vendredi, de 10 ans d’exil, a indiqué être venu prendre sa place dans “une opposition républicaine et non destructive”. Celle qui “encourage quand il faut encourager, critique quand il faut critiquer et conseille quand il faut conseiller”.

Devant des militants enthousiastes, sortis, massivement, pour l’accueillir dans un complexe hôtelier de Cocody à l’Est d’Abidjan, le président Stéphane Kipré a exprimé sa gratitude aux autorités ivoiriennes qui ont décidé de “vouloir engager véritablement la réconciliation nationale”, notamment, “au Président de la République, aux membres du gouvernement, au ministre Kouadio Konan Bertin avec qui mon parti a beaucoup travailler à mon retour”, a-t-il révélé.

“Je rentre pour prendre ma place dans l’opposition républicaine de notre pays et non destructive. Nous devons aller plus loin ensemble. Il faut que la Côte d’Ivoire puisse avoir des dirigeants, des gouvernants, qui gouvernent et que la Côte d’Ivoire puisse avoir une opposition qui fasse des propositions constructives et qui s’oppose de manière patriotique et républicaine” a expliqué M. Kipré, soulignant que “la Côte d’Ivoire évolue en terme d’infrastructures”.

Et d’ajouter : “Si tu me déposais à l’aéroport, je ne pouvais pas me retrouver ici. Mais cette Côte d’Ivoire n’est pas achevée. Il y a encore des coupures d’électricité (…). Il y a encore des jeunes qui n’ont pas de travail. Il y a encore des femmes qui meurent parce qu’il n’y a pas d’hôpitaux. Donc il reste encore du travail à faire”, a-t-il relativisé.

Pour le gendre de l’ex-président Laurent Gbagbo, “c’est bien ce qui a été fait, mais ensemble nous pouvons mieux faire. On ne développe pas un pays seul. On ne s’oppose pas pour pouvoir détruire, on s’oppose pour pouvoir contribuer à construire. Je ne suis pas dans l’opposition destructrice, je suis dans l’opposition constructive. Je suis dans l’opposition où les critiques doivent améliorer ce qui est en face”, a précisé Stéphane Kipré.

” Il y a eu des choses mais nous ne pouvons pas bâtir une nation sur le passé, sur des rancœurs, sur la force. Il faut qu’on puisse reconnaître que chacun à eu sa part et nous devons passer à autre chose. La politique dans notre pays a eu des impacts, mais mettons de côté nos volontés, divisions politiques et mettons en priorité ce qui unit notre peuple”, a admis M. Kipré, visiblement, heureux de retrouver ses militants qui le lui ont répondu par une mobilisation exemplaire.

Charlène ADJOVI