@Informateur.info- Pendant près de dix jours, du 21 au 30 juillet 2020, l’Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, Mahamadou Zongo, est allé à la rencontre de ses concitoyens vivant dans les régions de l’ouest, du sud-ouest et du centre du pays.

Cette tournée a été l’occasion pour la Représentation diplomatique burkinabè de réaffirmer son engagement dans la protection et la défense de la communauté burkinabè, mais aussi et surtout, de concrétiser sa proximité auprès de cette communauté forte de près quatre millions de personnes sur le territoire ivoirien.

Pendant ce périple, la délégation composée, outre l’ambassadeur Zongo, du Consul général du Burkina à Soubré, Hervé Bazié et du Colonel-Major Labawo Forogo, Attaché de Défense près l’Ambassade, a prêché la paix, la cohabitation pacifique, le vivre ensemble entre Ivoiriens et Burkinabè dans les différentes localités visitées.

A Man, Biankouma (Ouest), San-Pedro, Soubré, Grand-Béréby, Soubré, Méaguy (Sud-Ouest), Bouaké et (Centre), l’Ambassadeur Mahamadou Zongo et sa suite ont rendu leurs civilités aux autorités administratives, politiques et coutumières avant d’échanger avec la communauté. Aux autorités ivoiriennes Préfets, Sous-préfets, élus et chefs traditionnels, SEM. Mahamadou Zongo a traduit la reconnaissance et les félicitations de la Représentation diplomatique burkinabè pour les efforts inestimables dans la préservation de la paix entre Burkinabè et Ivoiriens.

Ainsi avec ces différentes personnalités, les échanges ont porté sur le vivre ensemble entre les populations autochtones et les allogènes constitués essentiellement de ressortissants burkinabè. A l’ouest, zone de conflits récurrents, souvent meurtriers, entre autochtones et allogènes, l’Ambassadeur a souhaité et émis le vœu que les auteurs de crimes, d’assassinats ou de morts violentes de personnes soient les seuls responsables à assumer les conséquences de leurs actes.

La rencontre entre l’Ambassadeur et la communauté burkinabè tenue dans la salle de la Mairie de Biankouma a refusé du monde face à la mobilisation des Burkinabè qui accueillaient pour la première fois un ambassadeur burkinabé avec qui ils ont échangé sans sujet tabou.

Dans son adresse, M. Zongo a mis l’accent sur l’organisation de la communauté comme préalable pour non seulement promouvoir la solidarité entre elle mais aussi contribuer efficacement au développement des zones d’accueil ainsi qu’à celui du Burkina.

Il a, également, insisté sur l’obligation de respecter les textes et lois de la Côte d’Ivoire, les coutumes et les autorités traditionnelles des zones d’accueil, en demandant à ses compatriotes de toujours s’adresser aux autorités des villages pour les acquisitions des terres pour les plantations et enfin de proscrire la violence dans leurs comportements.

Sur les préoccupations soulevées, notamment, l’accès rapide aux cartes consulaires, les rackets liés aux certificats de résidence, la violence que la communauté dans son ensemble subie et des cas de disparition de personnes, l’Ambassadeur s’est voulu pragmatique.

Ainsi, en ce qui concerne l’accès aux cartes consulaires, l’Ambassadeur et le Consul général ont promis de résoudre la question très rapidement. Pour ce qui est du certificat de résidence, la Représentation diplomatique a déjà saisi les plus hautes autorités ivoiriennes. .
Concerne les cas de disparitions de personnes et les actes de violence, la Représentation diplomatique a demandé à ses concitoyens de saisir les juridictions indiquées et les autorités locales (Préfets, Gendarmerie et Police) par des dépôts de plaintes en bonne et due forme. “Cela permettra à la Représentation d’agir dans la légalité qui sied”, a insisté Mahamadou Zongo.

A Yamoussoukro, la capitale administrative et politique où la délégation a marqué un arrêt sur le chemin de retour, l’Ambassadeur Zongo a pu visiter le terrain attribué au Burkina Faso pour la construction de son Ambassade et la Résidence.

Au total, cette tournée a été fort enrichissante et fructueuse pour la Représentation diplomatique burkinabè qui s’est imprégnée, à sa grande satisfaction, les préoccupations de la communauté burkinabé.

Geneviève MADINA

avec le Service de communication de l’Ambassade