@Informateur.info- L’opposition ivoirienne qui affirmait ne pas reconnaître le pouvoir d’Alassane Ouattara au terme de sa réélection pour un troisième mandat, a fait un rétropédalage pour aller, lundi, à la table de discussion avec le gouvernement, mains et pieds liés.

Le pouvoir n’en demandait pas mieux à l’image du Directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo pour qui ” l’opposition, en sollicitant le Premier ministre Hamed Bakayoko pour la libération des détenus a déjà reconnu le pouvoir du président Alassane Ouattara”, a-t-il commenté à l’issue de la rencontre.

Ainsi, l’opposition qui déclarait le régime d’Alassane Ouattara forclos pour mener un “dialogue inclusif”, militant pour une “médiation internationale”, a froissé ses “préalables et autres exigences” pour répondre massivement à l’appel au dialogue du gouvernement, validant de facto le pouvoir de M. Ouattara dont elle jugeait “illégale et illégitime” la réélection le 31 octobre dernier pour un 3ème mandat.

Pour l’essentiel de ce premier round du dialogue inter-ivoirien, on note la “mise en place prochaine de commissions techniques” pour accélérer les travaux. En définitive, cette ouverture du dialogue politique a “suscité en nous beaucoup d’espoir puisque le discours tenu a été un discours d’apaisement, un discours qui appelle à la confiance, un discours qui appelle également à œuvrer ensemble pour que la paix revienne dans notre pays”, s’est réjoui le Professeur Niamkey Koffi, Secrétaire exécutif en chef par intérim du Pdci-Rda, à la fin des discussions.

Charlène ADJOVI