Plus de cinq(5) ans après la fin de la crise postélectorale, les décombres de l’ex-bunker du président déchu continuent de rappeler aux riverains et aux visiteurs la volonté (suicidaire) de ce dernier de rester au pouvoir en dépit de sa défaite. Une preuve également de ce que le pouvoir actuel n’est pas prêt à reconstruire ce site qui reste, pourtant, officiellement la résidence  des présidents.

11 juillet 2016. Il est 14 h 20 mn. De retour d’une randonnée en cette journée ensoleillée, l’envie nous prend de revisiter l’ex-bunker de Laurent Gbagbo dans le quartier huppé de Cocody. A voiture, nous passons l’entrée qui mène vers la résidence de France et garons à quelques mètres où sont positionnés une demi-douzaine de militaires en faction. Nous n’aurons pas le temps de mettre les pieds à terre que nous sommes priés de ne pas rester en ces lieux. Mais, calmement, nous expliquons à notre interlocuteur qui tenait une kalash à la main que notre intention était justement de jeter un coup d’œil dans le bunker. « Pas question, c’est formellement interdit. On ne peut laisser rentrer personne. Vous devez partir immédiatement », nous conseille t-il. Nous nous apprêtons alors à remettre le moteur en marche quand le soldat ajouta : « il y a encore des mines à l’intérieur». Que ces militaires aient reçu des instructions fermes de ne laisser rentrer personne dans la résidence de l’ancien chef de l’Etat peut se comprendre mais l’idée que des mines y soient encore, 5 ans après, nous a paru invraisemblable. Lire la suite sur lageneraledepresse.netlageneraledepresse.net/cote-divoire-lex-bunker-de-laurent-gbagbo-vilaine-balafre