@Informateur- info- La communauté burkinabè établie en Côte d’Ivoire, notamment celle de la juridiction consulaire d’Abidjan n’est pas du tout contente du traitement qui lui est fait dans les Consulats généraux du Burkina Faso en Côte d’Ivoire.

Saisissant l’occasion d’une rencontre avec le ministre délégué en charge de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, samedi au Consulat d’Abidjan, ces derniers ont porté à la connaissance du ministre Maxime Koné, comment ils souffrent pour se faire établir une simple pièce d’identité. Laquelle pièce d’identité est produite par la société Snedai à qui l’Etat burkinabè a concédé en 2014 l’établissement de ces pièces. Lenteur dans la délivrance, mauvaise qualité des documents, la communauté burkinabè n’a pas fait la fine bouche devant le membre du gouvernement burkinabè qui plus est, se trouve être leur ministre de tutelle.

Dans la même veine de dénonciation, la communauté burkinabè a aussi déploré les difficultés qu’elle rencontre également dans sa quête de certains documents d’état civil dans les Consulats généraux.

Réagissant à ces préoccupations, le ministre Maxime Koné a indiqué que les échos de tous ces problèmes leur parviennent depuis Ouagadougou par le biais des médias. Puis il interroge en substance l’assistance en ces termes : «Est-ce que vous voulez continuer avec cette entreprise?» La réponse ne se fait pas attendre. «Non», s’exclama en chœur la communauté. Et le ministre de reprendre la parole. «La communauté d’abord, pourquoi continuer avec une entreprise qui ne donne pas satisfaction», a t-il poursuivi à la satisfaction de l’assistance.

Maxime Koné a promis revenir pour des rencontres plus formelles en vue d’une meilleure prise en compte de tous les problèmes pendants. Mais avant, il a informé la communauté de la création du Haut Conseil des Burkinabè de l’extérieur, de la mise en place prochaine d’un Fonds d’investissement de la Diaspora, et l’adoption d’une stratégie nationale de la diaspora.

Jean François FALL