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Le Réseau national de santé à base communautaire de Côte d’Ivoire (Renascom-Ci) à travers les 37 centres de santé communautaire de Côte d’Ivoire, est à pied d’œuvre pour rendre un hommage mérité à l’initiateur des centres de santé à base communautaire en Côte d’Ivoire. Depuis quelques semaines, des séances de réunions se tiennent à un rythme effréné apprend-on auprès de M. Ouattara Clément président de cette association et porte-parole des fédérations (la Fédération des associations de la santé communautaire de Côte d’Ivoire(Fascomci) et le Réseau national de la santé communautaire de Côte d’Ivoire (Renascomci)).

En effet, c’est sous le pouvoir de Henri Konan Bédié que les hôpitaux communautaires sont nés. Ces centres de santé de premiers contacts rendent d’énormes services aux communautés pour lesquelles, ils ont été créés. Raison pour laquelle, les associations gestionnaires de ces structures et les chefs des différentes communautés qui les accueillent, ainsi que des chefs traditionnels des différentes communautés  ont décidé de lui rendre hommage pour sa vision futuriste.

Ancien Chef de l’Etat ivoirien (1993-1999), Henri Konan Bédié aussi appelé les populations à adhérer à la Couverture maladie universelle (CMU) lancée par Alassane Ouattara, estimant qu’il y va de leur « bien-être » et de leur intérêt. « Vous avez vu récemment les cérémonies marquant le démarrage de la Couverture maladie universelle. Nous vous invitons à vous y inscrire parce qu’il y va du bien-être de votre santé, de la santé de votre famille et de la santé de vos amis », a déclaré Henri Konan Bédié aux populations de Daoukro (Centre-Est), son village natal à l’occasion des festivités du nouvel an en 2015. Ce, pour traduire l’importance que Bédié accorde à la santé du peuple ivoirien.

«Nous avons apprécié l’importance de ces hôpitaux communautaires pendant les évènements douloureux qu’à connus la Côte d’Ivoire. Au moment où il n’y avait pas d’hôpitaux où se rendre, pas de maternité, seuls ces centres de santé communautaires ont pu sauver des vies au risque de la vie des agents eux-mêmes qui sont restés disponibles de façon permanente. Dans mon quartier à Yopougon-Wassakara par exemple, j’ai été témoin de soin de plusieurs blessés par balles. Que ce soit des soldats de l’armée loyaliste ou pas. Des blessés par balles perdues ou non. Des femmes en couche et autres patients ne manquaient pas dans les différents centres communautaires. Disons simplement que l’hôpital communautaire ne désemplissait pas, parce que pris d’assaut dès le petit-matin jusqu’au soir.» Se souvient Kpan G. Henri,  l’un des notables de la chefferie Dan de ce quartier au sortir d’une rencontre.

Les raisons du soutien à la candidature du Président Ouattara

Pour le président du Renascomci, par ailleurs porte-parole des fédérations des santés communautaires, l’occasion est venue pour rendre un vibrant hommage au Président Bédié et au Président Alassane Ouattara qui poursuit l’œuvre sanitaire des populations les plus démunies à travers la politique de la gratuité totale ciblée. « Nous apportons aussi officiellement notre soutien à l’appel de Daoukro à travers nos différentes structures sanitaires communautaires parce que les deux personnalités ont une vision commune pour la communauté que nous dirigeons.» Indique le président de la Formation sanitaire urbaine à base communautaire de Yopougon-Wassakara, Ouattara Clément qui ajoute par ailleurs que les centres de santé sont de « véritables lieux de cohésion sociale entre les différentes communauté sans distinction d’ethnie, de religion et de partis politiques.» « Les hôpitaux et centres de santé communautaires sont des lieux par excellence de rencontres des communautés où des parents d’une autre communauté ethnique, religieuse, politique etc. viennent soutenir des patients, des femmes en travail. C’est le seul lieu où tous Ivoiriens parlent  le langage du bonheur de leur patient. »

Malgré les déboires des agents, les centres de santé communautaire toujours en première ligne

Pour rappel, l’Etat de Côte d’Ivoire a décidé après la crise postélectorale de passer de la gratuité totale des soins à la gratuité ciblée. En même temps, il prenait l’engagement de prendre désormais en compte la rémunération des agents exerçant dans ces établissements. Malheureusement,  depuis lors, ces derniers sont confrontés à des problèmes, liés à des arriérés de salaires de plusieurs mois. Pis, la redevance censée compenser le manque à gagner dû à la politique de gratuité des soins et des médicaments décrétée par l’Etat  n’est pas versée. En dépit de toutes ces difficultés, faisant preuve d’une conscience professionnelle, sans précédent et mettant en avant le « bien-être » et l’intérêt de la communauté en avant, les agents ont continué de remplir la tache qui est la sienne ; à savoir être aux petits soins des populations. Refusant ainsi de s’inscrire dans une logique de contestation et de grève comme cela est monnaie courante dans le département de la santé. Et pourtant, au nombre des agents exerçant dans lesdits établissements, figure en bonne place des médecins affectés par l’Etat.

Historique de la naissance des hôpitaux communautaires et l’appel du ministre Raymonde Goudou

En juin 2009, lors de la campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit du diabète, de l’insuffisance rénale et de l’hypertension artérielle parrainée par Mme Bédié et présidée par  le professeur  Kakou Guikahué, l’ex-ministre de la Santé a insisté sur la politique du président Bédié à créer des centres de santé communautaires.   » En 1993, il n’y avait à Cocody que le CHU et le dispensaire. Il m’a posé la question de savoir si quelqu’un a des problèmes de santé à 2 heures du matin, quelle solution s’offre à lui. Le Président Bédié, face donc à cette difficulté, nous a demandé de réfléchir et c’est là qu’est née l’idée des centres de santé de proximité, » a-t-il mentionné. Cette politique, selon lui, prévoyait un dispensaire tous les vingt (20) kilomètres. Et le président, à en croire Guikahué, avait décidé d’ouvrir 22 centres par an.  » De 1999 à décembre 2001, nous devrions avoir 66 centres de santé à base communautaire comme à Wassakara où nous sommes aujourd’hui. Les 22 premiers ont été construits «  a-t-il fièrement lancé. Malheureusement, avec le coup d’Etat, cet ambitieux programme s’est estompé. Conséquence, le Pr. Kakou Guikahué a regretté :  » Aujourd’hui, nous avons un déficit de 35 centres à base communautaire. Si le coup d’Etat n’avait pas eu lieu, on aurait eu 66 centres de santé. Mais en même temps, Bédié nous a fait signer une convention avec la Pisam pour qu’Abidjan devienne le Centre international de la santé de l’Afrique de l’ouest.«

Malheureusement ça n’a pas été le cas. Raison pour laquelle, Mme la Dga de la santé, a, lors du lancement officiel du projet Apus (Amélioration de l’accès des populations urbaines défavorisées aux soins de santé primaires)  le 7 juillet 2015, à Abidjan à travers le renforcement des capacités de dix Escom (Etablissements de santé à base communautaire) et leurs associations gestionnaires insisté  pour que cela permette aux populations défavorisées d’accéder plus facilement aux soins de santé de qualité et à moindre coût. Puis d’ajouter que sa réalisation s’inscrit dans la dynamique du gouvernement qui a fait de l’accès aux soins de santé, l’une de ses priorités. En témoigne, selon elle, les nombreux investissements réalisés dans les infrastructures de santé. « Le Ppu (Ndlr : Programme présidentiel d’urgence) dont l’un des objectifs est de faciliter l’accès des populations à la santé, est l’expression achevée de la volonté de l’Etat de permettre aux populations ivoiriennes de bénéficier de soins de proximité », a-t-elle noté.  Dans la foulée, Dr Diabaté Konongo, au nom du ministre Raymonde Goudou Coffie, a encouragé « les Escom dont le travail réalisé a permis d’accéder à des soins de qualité et à moindre coût ».

L’Appel de Daoukro lancé le 17 septembre par M. Bédié à soutenir la candidature unique du Chef de l’Etat Alassane Ouattara pour le compte du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à la présidentielle de 2015, qui s’annonce comme un pas de géant vers l’émergence à l’horizon 2020 est l’occasion,  selon M. Ouattara Clément de magnifier le promoteur des centres de santé communautaire, Henri Konan et de soutenir la candidature du Président Alassane Ouattara.

 

Sercom Renascom-ci

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