@informateur.info- Invité, lundi soir, de l’émission Life Talk de la chaîne privée Life TV, l’ancien ministre des Sports, Alain Lobognon, ex-député-maire de Fresco et proche de Guillaume Soro, a révélé avoir choisi le Président du Congo, Denis Sassou-Nguesso, comme médiateur entre le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara et l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro en exil depuis 2019.

“Je suis un croyant et je crois aux vertus du dialogue. C’est pourquoi l’initiative a été lancée, elle est en cours. Le moment venu, vous aurez les grandes lignes. Elles ne seront pas données par moi, parce que ce n’est pas moi le médiateur. J’ai approché un médiateur qui fait son travail. Il s’agit de M.Sassou-Nguesso qui a déjà été médiateur en Côte d’Ivoire, en 2006. Il connaît bien la classe politique en Côte d’Ivoire. Ceux qui suivent l’actualité savent que M.Soro a été très souvent présent auprès de M. Sassou-Nguesso. Je me dis qu’il faut toujours un médiateur qui peut amener des résultats. J’aurai pu choisir trois autres personnes mais j’ai choisi M. Sassou”, a expliqué Alain Lobognon.

Pour rappel, à sortie de prison en juin dernier après 17 mois de détention, pour des faits de “troubles à l’ordre public, déstabilisation des institutions de la République….”, l’ancien ministre des Sports avait pris l’engagement de réconcilier le président Ouattara et son ex-Premier ministre, Guillaume Soro.

“J’ai eu l’occasion de proposer à Guillaume Soro un schéma pour sa propre réhabilitation, pour la réhabilitation du mouvement politique qui a été dissout mais surtout pour son retour au niveau de la scène politique en Côte d’Ivoire”, a poursuivi M. Lobognon sur le plateau de la télévision Life TV.

Selon lui, c’est “un processus qui est cours même s’il faut signaler qu’il n’y a pas encore eu de rencontre directe avec M. Soro mais ça se fera. J’ai eu Guillaume Soro. Il m’a donné son feu vert. Je ne souhaite pas donner les avis des deux (Ouattara et Soro). Il est clair qu’au niveau du processus, il n’y a aucune opposition”, a ajouté l’ancien député-maire de Fresco.

Geneviève MADINA