Fac-similé de la décharge du courrier du CAMJBCI
  • Un grand rassemblement prévu bientôt

Informateur.info-« Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè  en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) exige l’arrêt immédiat  de l’opération d’escroquerie de notre communauté et le retrait pur et simple du contrat à la société SNEDAI ; faute de quoi , nous procéderons  à l’occupation sans délais  de la Chancellerie et des Consulats Généraux et Honoraires du  Burkina Faso en Côte d’Ivoire suivi du boycott de l’enrôlement sur toute l’étendue du territoire ivoirien    jusqu’ à la résolution de ce problème».  Telle est la substance du courrier que le CAMJBCI a adressé, le lundi 11 avril 2016, à l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire.

Dans cette lettre dont nous avons reçu copie, le mouvement de jeunesse burkinabè le plus influent en Côte d’Ivoire  relève une série d’anomalies qui font douter de la crédibilité de la carte et exposent de ce fait, au quotidien, la communauté burkinabè à de nombreux désagréments. Au nombre de ce que l’on pourrait qualifier de manquements de l’entreprise Snedai, de l’ex-ministre ivoirien de l’intégration nationale, Adama Bictogo,  le CAMJBCI cite : la   dégradation de la carte consulaire au bout de 2 à 3 mois,  l’impossibilité de retirer de l’argent aux guichets des banques et autres établissements financiers une fois au Burkina  en raison de la qualité  douteuse  de la carte. Le clou de ces anomalies, selon le CAMJBCI, vient de ce que depuis peu plusieurs détenteurs de la carte seraient l’objet de refoulement aux frontières. En cause le caractère non biométrique de la carte consulaire.  « Le projet de cette carte qui visait à nous doter de document sécurisé, biométrique et infalsifiable comme annoncé lors de son lancement le 02 novembre 2013 au Consulat Général du Burkina Faso à Abidjan s’est transformé aujourd’hui en un véritable cauchemar  pour les détenteurs de cette pièce bien que nous ayons fait des observations qui n’ont jamais été prises en compte, dénonce Moussa Zallé  , le président du CAMJBCI. Qui conclut que face à cette « situation qui s’apparente à une grosse arnaque de l’Etat Burkinabè vis-à-vis de ses concitoyens que nous sommes, le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè  en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) exige l’arrêt immédiat  de l’opération d’escroquerie»

Faut-il rappeler que sur la question de la carte consulaire biométrique burkinabè, la majorité des leaders associatifs de la diaspora s’accordent à reconnaître que le projet-Snedai a été un fiasco. Le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire, l’Association des Sans Voix, des délégués consulaires et bien d’autres structures militent pour l’arrêt du contrat de Snedai. Des manifestations sont donc en cours de préparation pour contrainte les autorités burkinabè à réagir dans l’intérêt de la diaspora.

Jean François Fall

Informateur.info