@Informateur.info-La Représentation diplomatique et consulaire du Burkina Faso en Côte d’Ivoire a lancé, samedi au Consulat général d’Abidjan, les Cadres de concertation consulaire (CCC) en présence des leaders associatifs et communautaires, des représentants des partis politiques et des opérateurs économiques.

Après l’ouverture officielle de la Session inaugurale par SE Mahamadou Zongo, Ambassadeur extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso près la République de Côte d’Ivoire, expliquant que cette session devrait se tenir en septembre 2018 mais reportée pour diverses raisons, la cérémonie a été marquée par plusieurs communications et interventions.

Ainsi, le Consul général du Burkina à Abidjan, Nana Benjamin, a expliqué dans une communication de présentation des CCC que ceux-ci visent, par le dialogue, “à poser les bases d’une communauté unie dans sa diversité afin qu’elle puisse participer utilement à la gestion de la chose publique au Burkina Faso et de saisir les opportunités de développement socio-économique qu’offre aussi bien le pays d’accueil que le pays d’accueil”.

A ce titre, a poursuivi M. Nana, les CCC sont chargés entre autres de “faciliter le partage d’informations entre les Consuls généraux et la communauté, dynamiser la concertation au niveau de la circonscription consulaire, donner des avis ou faire des recommandations sur des questions d’intérêt qui touchent la communauté et promouvoir le partenariat et l’harmonisation des approches et des outils de développement au profit de la communauté et du Burkina Faso”.

Pour ce faire, au niveau de chaque Consulat général, le Cadre de concertation consulaire regroupe l’administration consulaire, les organisations de la société civile et des opérateurs économiques, les leaders d’opinion et les chefs communautaires, les partenaires au développement intervenant au Burkina Faso ainsi que les personnes ressources.

Abordant, pour sa part, “les enjeux de l’organisation de la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire”, l’Ambassadeur Zongo a fait l’historique de l’arrivée de ses compatriotes en terre ivoirienne, des premières organisations formelles et “la floraison d’associations à partir des années 1990”.

Selon le chef de la Représentation diplomatique burkinabè, “ce n’est pas le nombre des associations” qui pose problème dans l’organisation de la communauté mais “le fonctionnement informel, la méconnaissance de leurs prérogatives, ce qui entraine un conflit de compétence avec l’Ambassade, les Consulats et les auxiliaires de l’administration”. Avec parfois des tentatives de se substituer aux autorités diplomatiques et consulaires.

“Au total, l’ambassade et les consulats généraux passent le temps à résoudre des futilités qui contribuent à la désorganisation de la communauté “, a-t-il déploré.

C’est pourquoi le diplomate a appelé à la nécessité d’une grande implication des responsables qui participeront au CCC, car sans implication de la communauté, les changements des chefs de poste peuvent constituer un blocage”, parce que “ce n’est pas notre nombre mais notre organisation qui sera la base de notre force” a souligné Mahamadou Zongo.

Au nom des délégués consulaires, Boureima Kaboré, Secrétaire général de la Coordination a exposé sur les difficultés observées à l’obtention des documents administratifs, notamment, la Carte nationale d’identité burkinabè. Celles-ci, selon lui, sont liées à ” l’incapacité de l’opérateur désigné, Snedai, de tenir son cahier de charges”. C’est pourquoi il a recommandé ” la révision du cahier de charge de l’opérateur ou la résiliation pure et simple du contrat au profit d’un autre opérateur plus soucieux du bien-être de la communauté burkinabè de Côte d’Ivoire”.

Une préoccupation dont l’Ambassadeur Mahamadou Zongo a dit qu’elle ne relève pas de sa compétence. “A tout le moins, les questions liées à l’opérateur seront remontées à qui de droit pour en décider de la suite”, a-t-il affirmé.

Dans l’ensemble, les participants à cette session inaugurale des CCC ont apprécié la clarté des débats qui augurent d’une bonne organisation de la communauté burkinabé forte de près de 6 millions âmes en Côte d’Ivoire.

Alfred SIRIMA