@Informateur.info- Sous blocus à sa résidence depuis le 2 novembre, le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, désigné par ses pairs de l’opposition politique, président du Conseil national de transition (CNT, organe qui a constaté la vacance du pouvoir présidentiel), ne demeure pas moins actif, notamment, sur les réseaux sociaux où il ne manque aucune occasion de fustiger le régime d’Abidjan.

Pour l’ex-chef de l’Etat ivoirien (1993-1999) dont le pouvoir a été interrompu par une junte militaire, aujourd’hui, “les forces de l’ordre agissent comme des milices faisant fi des droits humains”, se référant aux nombreuses arrestations de cadres de l’opposition dont le Secrétaire exécutif de son parti, Maurice Kakou Guikahué et du président du FPI légal, Pascal Affi N’guessan, “déportés et emprisonnés pour leurs idées”.

“Ce régime de la peur instauré par Alassane Ouattara montre à quel point la répression a pris le pas sur la démocratie, au vu et au su de la communauté internationale qui ne réagit pas”, s’indigne M. Bédié dans un post sur sa page Facebook, dénonçant “la dictature qui s’installe en ce moment même en Côte d’Ivoire”.

Lundi, après la validation du scrutin présidentiel par le Conseil consttitutionnel donnant Alassane Ouattara vainqueur avec 94,27% des suffrages, le président réélu pour un troisième mandat jugé “illégal” par l’opposition, a appelé son “aîné” Henri Konan Bédié à “un dialogue franc et sincère dans les tout prochains jours”.

Jusque-là le président du Pdci-Rda n’a pas encore donné (officiellement) une suite à l’invitation du chef de l’Etat. Pendant ce temps, la répression continue de s’abattre sur les populations qui contestent, également, ce troisième mandat de M.Ouattara, dans plusieurs localités du pays où des affrontements inter-communautaires meurtriers sont signalés.

Geneviève MADINA