@Informateur.info- Depuis environ une semaine, la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) fait le constat de ce qu’il se déroulent des faits suffisamment graves pour en appeler à une vive réaction de de sa part. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de ce mouvement de défense des droits de l’homme, transmise, mardi, à Informateur.info.

Le Samedi 21 décembre 2019, alors qu’une autorisation leur aurait été préalablement accordée, des parties d’opposition se sont vu interdit de manifester jusqu’au 05 janvier 2020.

Ces partis d’oppositions évoquent une décision du Ministère de l’intérieur, d’interdire aux Maires du District d’Abidjan d’autoriser des manifestations publiques et l’incapacité d’en assurer la sécurité.

La journée du lundi 23 décembre 2019, à permis à la LIDHO de constater, le déploiement d’un important dispositif policier interdisant l’accès au domicile de l’ex Président de l’Assemblée Nationale, leader du groupement politique « Génération des Peuples Solidaires (GPS) et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2020, l’arrestation annoncée par le procureur de la République de 15 de ses partisans y compris des députés et l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre pour tentative de déstabilisation et détournement de deniers publics.

Au regard de ce qui précède, de la cristallisation des positions des acteurs politiques, de la virulence des discours et déclarations politique, la LIDHO s’inquiète de ce que l’on assiste à la construction du contexte qui a prévalu à la survenue des événements de 1999, 2002 et 2010.

A 10 mois de l’élection Présidentielle, la LIDHO voudrais interpeller tous les acteurs politiques quant à leur responsabilité individuelle et collective dans le maintien et la consolidation d’un environnement favorable à la tenue d’élections transparentes, impartiales, inclusive et crédible, garantie de la stabilité et de l’État de Droit.

De même, la LIDHO voudrait en appeler aux autorités ivoiriennes quant à leur obligation de garantir les Droits et les libertés de tous les citoyens et des personnes vivants en Côte d’Ivoire ; elles doivent par conséquent permettre la pleine jouissance à tous et à toutes, des libertés et des Droits dits intangibles.

Dans tous les cas, la LIDHO, dans le cadre de sa mission de promotion, de protection et de défense des Droits de l’Homme, reste attachée aux libertés fondamentales et aux principes des Droits de l’Homme. Ainsi, la LIDHO entend jouer pleinement son rôle de veille, d’alerte pour contribuer pleinement à la consolidation d’un Etat de Droit.

Pour la LIDHO,
Le Président par Intérim