@Informateur.info- Le régime d’Abidjan aurait décidé d’anéantir le mouvement citoyen Génerations et peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro qu’il ne se serait pas pris autrement avec l’arrestation tout azimut de ses cadres et militants et inculpés pour des faits génériques de “troubles à l’ordre public, voie de faits…”.

L’assassinat le 7 juillet 2018 à Korhogo du jeune étudiant Soro Kognon, militant du Rassemblement de la Côte d’Ivoire ( RACI, parti membre plus tard de GPS) a, incontestablement, sonné comme le coup de gong de l’ignominie contre ce mouvement. Ce jour-là, contre toute attente, à une réunion politique de son parti, Soro Kognon a été tué à la machette, abattu comme un arbre, dans la fleur de l’âge. Une vingtaine de ses camarades ont été blessés par des meurtriers qui courent toujours. Depuis lors, les associations pro-Soro, à Korhogo et dans plusieurs localités du pays, subissent des actes d’exclusion et d’intimidation administrative, des actes de harcèlement moral et physique, de la part des pontes du pouvoir dans les régions concernées.

Le lundi 23 décembre 2019, quinze cadres du GPS, en conférence de presse au siège du mouvement à la Riviera 3, ont été, violemment, réprimés avant d’être arrêtés. Ils croupissent, sans jugement, dans différentes prisons du pays. Parmi eux, on note 5 députés de l’actuelle législature, 3 présidents de partis, un élu municipal, tous inculpés de “trouble à l’ordre public, tentative de déstabilisation des institutions nationales, …”.

Le 13 août 2020, répondant à l’appel des femmes leaders des partis politiques et de la société civile pour une marche pacifique de protestation contre la candidature du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat, Mme Anne-Marie Bognifon, Coordinatrice de la Délégation GPS Côte d’Ivoire et trois de ses collaboratrices ont été arrêtées et placées sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), toujours pour des faits de “trouble à l’ordre public”.

Le dimanche 23 août dernier à Korhogo, dans le nord ivoirien, la quasi totalité des responsables locaux de GPS et plusieurs autres membres ont, également, été arrêtés pendant qu’ils tenaient une réunion de leur mouvement. Le bilan de cette répression contre le GPS est, assurément, lourd. Avec de nombreuses familles, parfois, endeuillées qui fait de ce mouvement le souffre-douleur du régime d’Abidjan.

Jean-François FALL