@Informateur.info- Dramatique, l’état des toilettes du Consulat Général du Burkina Faso à Abidjan. En effet depuis peu les usagers de cette chancellerie dénoncent le manque d’entretien des toilettes qui constituent aujourd’hui un véritable nid de maladies. C’est qu’en plus d’être gagnées par la moisissure qui recouvre les environs, ces toilettes présentent un décor crasseux. Chasse d’eau défaillante, humidité permanente, le fond des cuvettes visiblement noirci par l’usage attend désespérément  des détergents. Pour un Consulat Général qui accueille des centaines de personnes chaque jour ouvrable on imagine le dégoût et la mauvaise publicité que ces toilettes produisent.

 

Pendant que l’insalubrité des toilettes est décriée, le Consulat Général engrange des millions à travers l’établissement des actes administratifs que sont, entre autres, les déclarations de naissance (1000 FCFA), les certificats de capacité matrimoniale (3000 FCFA), les attestations de perte de passeports (3000FCFA), des attestations de nationalité (3000 FCFA), des laissez-passer (5000 FCFA) et le visa d’entrée au Burkina Faso dont le trimestre revient à 47.000 FCFA. Dieu seul sait le nombre de requérants quotidiens de ces actes qui alimentent les caisses du percepteur. Sans compter la quote-part de la carte consulaire biométrique qui se chiffre en termes de milliards pour les caisses de l’Etat burkinabè.

De telles toilettes ne peuvent pas concourir au bien être promis par le Consul Daouda Diallo à sa prise de fonction en 2014 à ses administrés. Mais comme l’a souligné un usager  en colère: «C’est parce que le Consul Général lui-même n’utilise pas ces toilettes qu’elles sont dégueulasses». Nous osons espérer que pour l’image de cette institution des mesures seront diligemment prises pour assainir et garantir l’entretien de ces lieux d’aisances. Car le premier indice de la propreté commence par là.

Dalima DAHOUE