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@Informateur.info- La section Côte d’Ivoire du Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP-CI) a des soucis à se faire à quelques mois de la présidentielle 2020. Et pour cause, son président Sankara Inoussa, frappé d’un déficit criant de charisme, peine à mobiliser ses troupes.

Le meeting organisé par des députés de la majorité présidentielle en Côte d’Ivoire, le 21 juillet 2019, illustre, par la plénitude de la preuve, le malaise qui traverse la section MPP-Côte d’Ivoire. Car, (et nous l’avons déjà dit) il ne revenait pas à des députés burkinabè d’organiser un meeting de soutien au pouvoir de Ouaga en Côte d’Ivoire. Cette tâche, faut-il le rappeler, est du ressort exclusif de la section Côte d’Ivoire du parti présidentiel burkinabè.

On peut donc subodorer là ou les motivations de ceux qui ont organisé ce grand raout : sinon mettre Sankara Inoussa sur la touche de facto ou, à tout le moins, montrer que celui-ci n’est pas à la hauteur ; autrement, des députés ne seraient pas venus de Ouaga pour organiser un meeting de soutien au président du Faso à sa place. Dans un cas comme dans l’autre, l’image du Secrétaire général du MPP-CI ne sort pas indemne de cette affaire.

C’est une manœuvre qui vient s’ajouter à celle entreprise, il y a deux ans, par le controversé Salogo Mamadou, président du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI). Ce dernier avait tenté un ‘’hold-up’’ sur le MPP-CI, espérant en écarter Sankara Inoussa. Mais, l’entreprise a fait chou blanc. Il est cependant douteux que le versatile président du CNBCI fasse mieux que celui qu’il a voulu ‘’dégommer’’. Avant Salogo Mamadou, plusieurs coordonnateurs du MPP- Côte d’Ivoire avaient tenté en vain, eux-aussi, en 2016 d’éjecter Inoussa Sankara. Estimant qu’il était illégal.

Quant à ce dernier, on peut se demander par quelle magie il mobilisera la diaspora burkinabè dans la perspective de 2020, puisqu’il est de notoriété qu’il n’a ni le verbe, ni le coffre pour cet exercice que ne réussit pas qui veut. Mais qui peut.

Le pouvoir de Ouaga, l’a sans doute bien compris, qu’il a préféré envoyer en renfort sur les bords de la lagune Ebrié, les députés Abdoulaye Mosse et Balkissa Ouédraogo pour épauler intelligemment Sankara Inoussa. Cette solution semble avoir été préférée à son débarquement.

Jean François FALL

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