@Informateur.info- S’il n’a pas mobilisé un nombre important, l’appel à manifester, lancé par les jeunesses des partis de l’opposition ivoirienne a été suivi dans plusieurs localités du pays. Des violences ont cependant émaillé cette journée. A Bonoua, au moins un mort est à déplorer. Selon nos informations, un jeune manifestant blessé par balle a perdu la vie.

Cette mort a entraîné le saccage du commissariat de police de la ville située dans la région du Sud-Comoé. Le commissaire de Bonoua, cible des manifestants a quant à lui été molesté et a échappé de peu à un lynchage. En début de soirée, nos sources à Bonoua faisaient état d’un calme précaire dans la ville où des unités des forces de l’ordre ont été envoyées en renfort.

Dans les communes du District d’Abidjan, plusieurs barricades ont été érigées. La circulation a été de ce fait perturbée sur plusieurs axes. Des personnes blessées à l’arme blanche ont été signalées à Abobo où les manifestants, selon nos informations, ont fait face à des infiltrés.

Ces manifestations, faut-il le souligner ont débouché sur plusieurs arrestations de membres de l’opposition. Une cinquantaine de manifestants ont été arrêtés selon le commissaire principal Bleu Charlemagne, Porte-parole de la police nationale. Ce dernier a par ailleurs confirmé la mort de 3 personnes, précisant que c’est un bilan provisoire.

Pour rappel, ces manifestants sont opposés à un 3e mandat du président ivoirien Alassane Ouattara. Ce dernier sera investi candidat du RHDP lors d’une cérémonie le 20 août prochain au stade Félix Houphouët-Boigny.

Steven IBRAHIM