Informateur.info- Abidjan- La situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire reste précaire. Quatre ans après la crise post électorale et ce, en dépit de la normalisation et la reconstruction, le sort des prisonniers n’a pas connu de véritables changements.
On pourrait même dire que d’un régime à l’autre, la justice ivoirienne continu de traîner les tares qui l’ont toujours caractérisées. A la prison civile de Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer des arrestations arbitraires des Burkinabè suivi de leur détention. GnenemaA ce jour, selon nos sources, ce sont 68 Burkinabè qui croupissent à la prison civile de Man. « Ces personnes ont toutes été arrêtées et mises sous mandat de dépôt pour des problèmes liés à des plantations ou de forêt», relève notre source, qui précise que la plupart d’entre ces incarcérés n’ont jamais été jugés depuis des mois. En cause, le zèle de certains juges qui sous le prétexte de l’instruction laissent trainer les choses au détriment du respect des règles en matière de droit. Ils sont nombreux les observateurs qui déplorent cette situation et dénoncent également le silence des autorités consulaires et diplomatiques et des défenseurs des droits de l’homme dans cette affaire.
Faut-il le rappeler, dans un récent rapport du mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH), cette structure dénonçait les conditions carcérales dans certaines villes de l’intérieur dont Toumodi, et Tabou. Le MIDH a également pointé du doigt les détentions arbitraires et le non respect des délais de la détention préventive en Côte d’Ivoire.
Sir Alfred, Informateur.info