@informateur.info- Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a rendu public, mardi, un rapport sur la situation des femmes en prison. Selon cette étude qui date de février 2021, la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) compte 229 femmes détenues en attente d’un premier jugement contre 219 femmes détenues jugées et condamnées.

Parmi ces condamnées, le rapport relève 48 femmes détenues ayant interjeté appel, 10 femmes en détention anormalement prolongée et 21 femmes détenues vivent avec leurs enfants. 45 femmes détenues sont de nationalité étrangère, ajoute l’étude sans révéler leur pays d’origine. Les données ont été recueillies dans les vingt-sept (27) prisons visitées.

Selon l’étude, les prisons de Dabou, M’Bahiakro, Oumé et Bouna ne disposent pas
d’infirmerie quand celles de Man, Danané, Katiola, n’ayant pas, également, d’infirmerie offrent des vacations d’infirmiers pour la prise en charge sanitaire des détenus.

En outre, cette étude montre que les femmes détenues sont confrontées à plusieurs genres de maladie plus ou moins graves dont “des maladies dermatologiques telles que, la gale, les bourbouilles, maladie de Lyme, teignes, dartres, les allergies et des maladies chroniques telles que l’hypertension, le diabète, les problèmes rénaux ainsi que des maladies gynécologiques (MST), le VIH, les cancers, les infections…”, précise le rapport.

En conclusion, le rapport note que les femmes détenues dans les établissements pénitentiaires de Côte d’ivoire représentent une infime frange de la population carcérale. Toutefois, indique l’étude, des efforts ont été consentis par l’administration pénitentiaire
relativement à leur prise en charge, mais force est de reconnaitre que celle-ci n’est pas complète. “Pour y pallier, une attention particulière doit être accordée à la femme détenue tant sur le plan judiciaire, sanitaire que psychosocial”, recommande l’étude.

Charlène ADJOVI