@Informateur.info- Dans quelques heures, la Côte d’Ivoire vivra sa deuxième nuit de couvre-feu au nombre des mesures fortes arrêtées par le président Alassane Ouattara pour la lutte contre la propagation de la maladie à coronavirus qui a déjà contaminé 73 personnes dans le pays. 

Pour la première nuit du 24 au 25 mars, si la pluie qui s’est abattue sur la capitale économique ivoirienne n’a pas permis de déterminer l’impact réel du couvre-feu, comme l’a nuancé le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Diomandé Vagondo, il convient de relever les actes de violences et de traitements inhumains exercés par la police sur les quelques citoyens qui ont enfreint à la mesure.

Sur les réseaux, les images sont choquantes et humiliantes : des personnes surprises par le couvre-feu après 21 h, se faisaient molestés par des agents des forces de l’ordre. Ce qui a suscité une levée de boucliers contre la mesure du couvre-feu sur la toile.

Pour certains internautes, bastonner des “individus interpelés est un abus, un non-droit” qui mérite d’être sanctionné. Car, expliquent-ils, “aucune loi n’autorise les forces de l’ordre à infliger un tel traitement à une personne qui ne respecte pas le couvre-feu”. Par conséquent, les tenants de cette thèse préconisent de donner une suite judiciaire aux cas des personnes interpellées. En termes clairs, ces individus doivent répondre de leurs actes devant la justice.

Par contre, d’autres approuvant la sentence des forces de l’ordre  soutiennent que ” l’indiscipline se paie comptant” et que ces “hors-la-loi n’avaient qu’à respecter les horaires du couvre-feu”.

Dans tous les cas, au moment où le pays va affronter sa deuxième nuit de couvre-feu, il y a lieu de recadrer les forces de l’ordre pour éviter à la Nation de tels sévices corporels infligés aux contrevenants. 

Geneviève MADINA