Pedestrians wearing protective masks to help stop the spread of a deadly virus which began in the Chinese city of Wuhan, walk on a street in Tokyo's Ginza area on January 25, 2020. - Japan's health authorities on January 25 confirmed the country's third case of the coronavirus which emerged in the Chinese city of Wuhan. (Photo by CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

L’apparition de cas graves qui ne touchent plus seulement des personnes fragiles et âgées inquiète. Cela risque d’accroître la pression sur les services de réanimation.

Les discours ont changé. Depuis quelques jours, l’inquiétude a grandi dans le monde hospitalier, et certains médecins déclarent aujourd’hui que l’épidémie de coronavirus à laquelle la France et une bonne partie des pays du monde font face, est “plus grave que prévue”. Emmanuel Macron l’a dit, jeudi soir, lors de son allocution télévisée : “Il faut se préparer à une deuxième vague qui touchera, un peu plus tard, des personnes plus jeunes a priori moins exposées à la maladie mais qu’il faudra soigner également” .

Dans un article du Parisien, le chef du service infectiologie de l’hôpital Tenon, à Paris insiste: “Le coronavirus ne joue pas dans la même cour que la grippe”. Ce médecin alerte ainsi sur l’apparition de cas graves chez des personnes jeunes et en bonne santé. “Il n’est plus rare de voir des jeunes de 30 ou 40 ans, sans pathologie”, constate Gilles Pialoux qui ajoute dans le quotidien : “C’est la réalité du terrain. Le cercle s’élargit”.

Le 10 février, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon rappelait d’ailleurs que le Covid-19 n’est pas “une gripette”. “Il peut donner des formes graves sur des personnes pas si âgées que ça” expliquait-il lors d’un point presse.

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