@Informateur.info- Comme la majorité des pays africains, la Côte d’Ivoire est relativement peu touchée par la pandémie du coronavirus. Avec près de 2000 cas confirmés, le pays, après un message du président Alassane Ouattara est rentré depuis le 7 mai dernier dans une phase d’assouplissement des mesures prises contre le virus.

Ainsi, l’intérieur du pays est désormais exempté de la plupart des mesures entrées en vigueur depuis le début de la crise. L’école dans tout le pays à l’exception du grand Abidjan va reprendre le 18 mai prochain. De ce fait, ils sont nombreux les Ivoiriens basés à l’intérieur du pays qui s’attellent à regagner les régions du pays. C’est à ce niveau que des problèmes pourraient surgir.

En effet, toute demande  d’autorisation de sortie du Grand Abidjan doit être accompagnée d’un teste négatif au Covid-19. Ils sont nombreux donc ces Ivoiriens qui prennent d’assaut ces centres dans le but d’être dépisté et donc, d’obtenir le précieux sésame. Il en résulte donc de véritables attroupements au mépris des mesures barrières.

Plusieurs images montrant des personnes quasiment agglutinées dans les centres de dépistage à Yopougon et Cocody notamment. Il suffirait donc d’un seul cas d’infection dans ces files pour grossir le nombre de contaminés et surtout transporter éventuellement le virus vers l’intérieur du pays étant donné la période d’incubation de 14 jours.

Cette ruée vers l’intérieur du pays qui est légitime au vu de la nécessaire reprise des activités se doit d’être encadrée méticuleusement si on ne veut pas voir une autre vague de contagion apparaitre dans ces régions. Pourquoi ne pas par exemple imposer une quarantaine de 14 jours pour toute personne en provenance du Grand Abidjan ? Cependant, avant tout, il convient pour les autorités sanitaires de faire respecter les mesures barrières dans ces centres de dépistage au risque de voir les progrès enregistrés s’effondrer.

Steven IBRAHIM