Une vue des requérants des pièces au Consulats Général (Photo d'Archives)

@Informateur.info- Au récit du calvaire vécu dans la quête des pièces d’identité que la communauté burkinabé a raconté, samedi dernier au Consulat du Burkina Faso à Abidjan, à leur ministre de tutelle, Maxime Koné, sont venus s’ajouter, hier lundi, des chiffres édifiants.

De fait, à l’expiration hier lundi 3 mai 2021, de la promesse de l’opérateur Snedai de délivrer toutes les cartes consulaires en souffrance depuis au moins 2019, ce ne sont que quelque 2400 pièces qui ont pu être, selon nos informations, délivrées. Il ressort de la réunion convoquée par le Consul général, Nana Benjamin, avec l’opérateur et les délégués consulaires que plus de 3500 cartes sont encore en attente. Ce qui donne une idée du nombre de requérants de la seule juridiction consulaire d’Abidjan concernés par cette galère. Si les Burkinabè d’Abidjan qui vivent là où, se trouve le siège de Snedai sont ainsi traités, que dire de ceux de Bouaké ou encore de Soubré qui concentre la plus forte communauté burkinabè en Côte d’Ivoire?

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Alors qu’elle n’a pas tenu la première promesse faite devant le Consul Général, le 23 avril dernier, de délivrer toutes les cartes en souffrance à la date du 3 mai échu lundi, l’opérateur a encore fait des promesses. Celles de produire chaque semaine durant 2 jours les cartes pour le Consulat général d’Abidjan, 2 jours pour le Consulat de Bouaké et 2 jours pour celui de Soubré.

M. Zoungrana Etienne qui représente Snedai pour ces opérations de cartes consulaires depuis bientôt 7 ans, est revenu sur les nouveaux outils de production, notamment les tablettes que l’entreprise a acquises. Promettant, une fois encore la main sur le cœur, une production de masse des pièces dans les semaines à venir. Toutefois, le délai de délivrance de la carte que l’opérateur a négocié avec l’autorité consulaire, en total violation de la convention qui le lie à l’Etat burkinabé, demeure un mois au lieu de 72 heures. Qui vivra verra.

Jean François FALL