Une vue des requérants des pièces au Consulats Général (Photo d'Archives)

@Informateur.info- Humiliés et menacés dans l’exercice de leur fonction par des demandeurs de la carte consulaires burkinabè qu’ils ne parviennent pas à satisfaire en raison des misères auxquelles Snedai les expose, les délégués consulaires burkinabè de la juridiction d’Abidjan ont décidé de se faire entendre.

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En effet, selon nos informations, ces délégués qui constituent le relai du Consulat Général du Burkina Faso à Abidjan auprès de la communauté projettent un arrêt de travail le lundi 19 avril 2021. Ils reprochent à la société concessionnaire (Snedai) de la carte consulaire son manque de diligence dans le traitement des demandes de pièces et bien d’autres griefs.

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L’Ambassade et le Consulat général d’Abidjan bien informés de ce qui prévaut entre l’opérateur Snedai et les délégués depuis des mois n’ont rien entrepris pour désamorcer cette crise. Alors même que l’opérateur viole sous leurs yeux le cahier des charges qui le lie à l’Etat burkinabè.

La première protection d’un ressortissant étranger, c’est bien son identification. Le fait de disposer d’une pièce d’identité est un droit civique. Or en Côte d’Ivoire les ressortissants burkinabè ont non seulement l’une des cartes consulaires la plus chère de l’espace Cedeao (7.000 FCFA) mais en plus ils doivent subir de longs délais pour se voir délivrer cette pièce. De quoi vraiment révolter les défenseurs des droits civiques.

Charlène ADJOVI