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@Informateur.info- En difficulté face à de nouvelles autorités algériennes souhaitant un changement pour leur pays et ayant mis une priorité dans la lutte contre la corruption, des rumeurs insistantes au sein de l’Union africaine (UA) font état d’un départ de Smaïl Chergui  à la tête du Commissariat à la Paix et à la Sécurité (CPS) de l’organisation africaine.

L’information livrée par des sources proches de des hautes sphères de la finance internationale, évoquent ‘’ la compromission  généralisée de Smaïl Chergui  et de ses  réseaux algériens dans le contexte de la crise du régime Bouteflika’’.

Réélu in extrémis le 30 janvier 2017 au terme d’un scrutin entaché d’irrégularités, expliquent ces sources,  (la révélation d’une fraude électorale avait conduit à l’annulation du scrutin avant que les élections ne reprennent à huis clos et ne conduisent à la désignation, par défaut, de ce diplomate algérien), Smaïl Chergui débute son deuxième mandat à la tête du CPS  de l’UA  avec une légitimité très faible.

‘’Déçu par l’absence de soutien des autorités d’Alger qui semblaient jusque-là laisser Smaïl Chergui à son sort, le commissaire algérien nouvellement réélu entend, désormais, profiter de sa situation à l’UA pour s’enrichir personnellement et enrichir son réseau personnel à Alger avec lequel il entretient des relations directes’’, indique un mémorandum d’une grande institution financière.

Selon ce document dont Informateur.info s’est procuré copie, confiant de ses soutiens au sein du clan Boutefilka et de l’appareil sécuritaire (Amrani Hafnaoui et Tayeb Belaiz, proches de l’ancien président  Bouteflika, ainsi qu’Abdelghami Zaalane, son ex-directeur de campagne…), ‘’Smaïl Chergui  se laisse corrompre une nouvelle fois, au mois de janvier 2017, par son fidèle conseiller burundais, Fred Ngoga Gateretse, dans un contexte du financement du contingent burundais de la Mission de l’UA pour la Somalie (AMISOM)’’, lit-on dans le document.

Et le document de poursuivre  que ‘’face au régime de sanctions mis en place par l’Union européenne, le régime burundais va s’approcher par l’intermédiaire de Fred Ngoga et de son frère Philippe, proche conseiller à la première vice-présidence burundaise, de Smaïl Chergui. Ce dernier est reçu, en janvier 2017, à Bujumbura où il reçoit une première tranche de 300 000 US dollars pour réaliser un montage (…)’’, révèle le mémorandum.

Les rédacteurs de ce document épinglent, également, le diplomate algérien sur le cas du dossier de la République de Centre-Afrique (RCA). Au mois de juin 2019, relatent-ils, toujours actif sur le dossier centrafricain qui permet, selon eux, à Smaïl Chergui,  ‘’ de justifier son existence à la tête du Commissariat à la paix et la sécurité, le Commissaire algérien joue sans complexe la carte russe du soutien aux groupes armés les plus violents tels le «Groupe 3R» (Retour, réclamation, réhabilitation) dirigé par Abassi Sidiki ‘’.

Ce groupe armé, indique le document, ‘’ sous la protection personnelle de Smaïl Chergui et de la Russie, est pourtant à l’origine du massacre, le 21 mai 2019, d’une cinquantaine de civils dans le Nord-Ouest de la Centrafrique’’, accuse le mémorandum  soutenant que ‘’lors de ses déplacements en RCA, Chergui aurait reçu à plusieurs reprises des diamants de la part d’un groupe rebelle centrafricain’’.

Géneviève Madina

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