Elu le samedi 12 octobre 2013 à l’issue d’une Assemblée Générale élective dans l’enceinte du Consulat Général du Burkina Faso à Abidjan, Salogo Mamadou est accusé de gérer le Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) comme un bien privé. Le reproche lui est fait par certains leaders de la communauté qui ne se reconnaissent pas dans sa gestion mais également certains membres de son bureau. Si les premiers lui reprochent le manque d’actions visant à rassembler la communauté, gage d’un Conseil plus fort et plus dynamique, les seconds eux, se sentent comme des figurants dans son bureau. Jamais consultés pour quoi que ce soit, ils sont toujours mis devant le fait accompli. Selon même ces derniers, le bureau n’a pas une fréquence de réunion, pas plus que les hommes qui le composent ne répondent aux attentes d’une structure qui a une vision fédératrice de la communauté Burkinabè.

Du coup, Salogo Mamadou est le seul maître de qui tout procède et à qui tout retourne. Un vrai chef Yadega qui s’extasie de son autorité et qui n’a que faire des reproches. Surtout quand cela  vient des gens qui ne sont pas prêts à mettre un seul kopeck dans les activités du Conseil.

Mais le comble, c’est qu’en dehors du président qu’il est et de son bras droit qui fait office de secrétaire général du CNB-CI, rares sont les autres membres du CNBCI qui connaissent un seul article des textes qui régissent le fonctionnent du Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Subséquemment, personne n’est suffisamment courageux dans ce bureau pour rappeler au Tout-puissant président que son mandat a expiré à la date du 12 octobre 2016. Sur quoi se baseraient-ils pour «oser» fâcher le chef ? Et si d’aventure les prenant en ridicule, le chef leur rétorquait que son mandat est de 5 ans renouvelable et non de 3 ans comme ils se méprendraient.

Sologo Mamadou peut alors continuer de gérer le Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire comme bon lui semble et ne jamais rendre compte à qui que ce soit. Du moment où il n’y a personne pour lui dire que la marche actuelle du conseil  n’est pas la meilleure.

Jean François Fall