La Fédération des associations burkinabè en Côte d’Ivoire (FEDABCI), a organisé ce dimanche 17 décembre 2017, la cérémonie de commémoration en différé de l’indépendance du Burkina-Faso, à Abidjan, plus précisément dans la
commune de Macory-Anoumabo. Onzième du genre, cette initiative de la Fedabci était placée sous le thème de la «solidarité». Comme à l’accoutumée, depuis donc onze années la diaspora Burkinabè en Côte d’Ivoire s’est retrouvée à Marcory pour magnifier l’indépendance du pays des Hommes intègres. A l’occasion, le président de la Fedabci, faîtière regroupant plus de 50 associations de la communauté burkinabè, a exhorté ses compatriotes à la solidarité et à l’unité. M. Ouibga Abdoulaye a estimé que c’est en étant solidaires et unis que les Burkinabè pourront mieux développer leur pays. «L’organisation de cette cérémonie depuis plus de 11 ans maintenant vise à inciter le rapprochement entre les burkinabè et les ivoiriens. Deux grands peuples liés par leurs cultures et traditions», a indiqué le président de la FEDABCI. Se prononçant sur le choix du thème de cette année, M. Ouibga Abdoulaye, a affirmé que «notre plus grand souhait c’est de voir le peuple burkinabè d’ici et d’ailleurs s’unir, la main dans la main, afin de hisser le pays au rang de pays développé. Ce que nous désirons tant d’ailleurs. Sans la solidarité on ne peut pas parler de développement. Il faut donc que les dignes fils et filles du Burkina parlent le même langage en vue du bien-être de notre beau pays». Cet évènement a été le lieu pour la FEDABCI de présenter ses doléances aux autorités du Burkina-Faso. Il s’agit, entre autres, de la révision de la carte consulaire dite biométrique, du droit de vote et la prise de décision de la diaspora burkinabè dans l’intérêt du pays, notamment lors des élections.
Concernant la carte consulaire, le représentant du président de la FEDABCI Kaboré Fabrice, dans son allocution s’est tout d’abord interrogé si réellement cette carte consulaire est bien biométrique.Car elle est à la base de nombreux soucis pour les burkinabè vivants en Côte d’Ivoire. Il a cité en exemple, l’impossibilité de voyager avec cette carte et l’impossibilité de faire des opérations bancaires avec cette carte.«Nous vous prions de trouver dans de meilleurs délais une solution définitive à ce problème», a plaidé M. Kaboré Fabrice. «De même nous demandons la suspension immédiate et définitive des prélèvements des 1500 FCFA inclus dans le coût de la carte consulaire et ceci depuis plus de 20 ans et qui fait d’elle l’un des documents administratifs les plus chers au monde», a-t-il ajouté. Outre ce cas de la carte consulaire, à propos du problème du droit de vote, la FEDACI a interpelé le gouvernement du Burkina-Faso, pour qu’il prenne des décisions idoines et pose des actes concrets pour l’effectivité de la participation de la communauté burkinabè vivant à l’extérieur, de participer aux élections présidentielles à venir. Dans le cas contraire, «nous ne saurons reconnaitre désormais des autorités élues au Burkina-Faso sans notre participation audit scrutin», a affirmé le représentant du président de la FEDABCI lors de son allocution.
Indiquons que plusieurs chefs religieux, coutumiers et traditionnels ont pris part à cette fête marquant le 57è anniversaire de l’indépendance du Faso, avec la présence effective du député de Macory, M. Siprihin. Pour rendre la fête plus belle, il y’a eu la prestation de plusieurs artistes de renom, au grand plaisir des nombreux burkinabè venus massivement assister à ce grand évènement.
Georges Kouamé