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@Informateur.info- Lors d’une conférence de presse qu’il a animé, ce dimanche 24 mars 2019, le président du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-ci) a estimé que sous le président Alassane Ouattara les droits des faibles ne sont pas défendus. «Ouattara avait promis un véritable Etat de droit ou gouvernants et gouvernés seraient assujettis à la règle de droit. Aussi, le Rassemblement Des Républicains, parti politique du président de la République avait-il pour slogan de campagne «Ne donne pas ta voix aux déchets toxiques». Mais contre toute attente, sous son règne, nous assistons à un véritable Etat de Police ou règne la loi du plus fort», a martelé d’entré Charles Koffi. Et de justifier ses propos en ces termes : «Comment comprendre que pour une prétendue dénonciation calomnieuse à l’encontre de Monsieur Ahoussou Kouadio Jeannot, l’un des parrains  de Gohourou Claude  et Koné Cheick Oumar,  au moment des faits, Premier ministre et ministre de la justice, je sois jeté en prison pour écoper une peine de 6 mois d’emprisonnement ferme de juin 2012 à décembre de cette même année et à 5 ans d’interdiction de paraitre sur le territoire national exception faite de mon lieu de naissance alors que dans cette même affaire Gohourou Claude et Koné Cheick Oumar  condamnés depuis le 27 Juillet 2016 à 20 ans de prison  pour abus de confiance portant sur la somme de 4,658 milliards de FCFA destinés à l’ indemnisation de 6.624 victime, membres de notre association, continuent de jouir de leur liberté».

Le Conférencier est, par ailleurs, revenu sur la décision du Tribunal qui avait condamné ACCESS BANK à 21 milliards de FCFA d’amende pour méconnaissance des préventions de blanchiment de capitaux portant sur les 4,658 milliards.Il estime que AFRILAND FIRS BANK répondra des actes délictuels d’ACCESS BANK sur le plan de la responsabilité civile. Le délibéré de ce procès est attendu le 28 mars prochain. Mais Charles Koffi dit soupçonné l’entourage du président de la République de pression sur le tribunal. «L’entourage politique du président de la République et certaines personnes influentes d’AFRILAND FIRST BANK veulent empêcher le Tribunal de dire le droit. Ce qui a obligé le Président du Tribunal à fixer à l’audience du 29 Novembre 2018 le délibéré au Jeudi 07 Février 2019 puis prorogé au Jeudi 28 Février 2019 et encore au Jeudi 28 Mars 2019 sans aucune raison valable», accuse t-il.

Le président du Renadvidet-ci menace de descendre avec ses camarades victimes des déchets toxiques dans les rues «si le délibéré du 28 mars prochain n’est pas vidé ou s’il est vidé et biaisé conformément à la volonté de l’entourage politique du Président de la République dont Adama Bictogo, Koné Cheick Oumar et des banquiers qui exerceraient de fortes pressions sur le Président du Tribunal en vue de biaiser la décision à intervenir».

Dalima Dahoué

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