@Informateur.info- Yopougon, agence SGBCI ananeraie, ce jeudi 2 janvier 2020. Premier jour ouvrable de l’année. Deux usagers des guichets automatiques ressortent l’air grave. Ils avaient en commun  à la fois le fait de disposer d’une carte visa prépayée Uba et de n’avoir pas pu retirer de l’argent. Mais ce qui justifie leur inquiétude c’est que malgré le fait qu’ils n’aient pas retiré les sommes voulues, ils ont reçu instantanément des alertes de retrait en sms sur les portables. Leurs comptes ont été débités des sommes qu’ils n’ont pas pu retirer. Ils s’adressent par réflexe au vigile sur place. Sa réponse est révélatrice d’un problème qui perdure depuis un moment.

«Depuis un moment on enregistre des plaintes. Il y a eu beaucoup de cas similaires pendant  le mois de décembre», reconnait le vigile. Avant de conseiller aux deux hommes de se rendre dans une agence UBA pour faire des réclamations. La scène dont nous venons d’être témoins interpelle. Nous décidons alors de suivre les deux hommes pour voir la suite qui sera donnée à leur problème.

Direction, agence Uba au quartier sable de Yopougon. A l’intérieur, d’autres personnes dont une femme d’une cinquantaine d’années sont concernées par le même souci. Le service clientèle les reçoit l’un après l’autre et leur explique que les cartes visas Uba ne passent plus dans les guichets des banques SGBCI, BNI, Ecobank et NSIA. «On a envoyé des sms  à nos clients pour leur dire de ne plus faire des opérations dans ces banques», explique la jeune dame qui les reçoit. Puis, elle engage le processus devant permettre le remboursement.

«C’est un processus qui peut prendre plus d’un mois» prévient-elle. Pour ce faire, elle demande les cartes et les pièces d’identité des personnes concernées et le montant débité à tort au guichet. Elle leur laisse enfin un numéro et leur demande d’appeler dans 3 semaines pour voir où en est le traitement. Quant à ceux dont les cartes visas ont été émises ailleurs qu’en Côte d’Ivoire, il leur a été demandé de saisir les agences des pays pour soumettre leur requête.

Passé l’espoir de la possibilité d’être remboursés, les clients  doivent désormais faire face aux urgences qui les ont conduits «aux guichets déconnectés». Puisqu’on ne retire jamais l’argent que pour un besoin précis. Or il se trouve que certains ne disposaient sur leur compte que la somme qu’ils ont voulu retirer. Et comme l’argent débité à tort ne peut être remboursé qu’au bout d’un mois, tout leur problème résidait là désormais.

Voici les désagréments auxquels  beaucoup de clients de UBA font face depuis le mois de décembre 2019 sans que la banque ne communique véritablement sur la question.

Jean François Fall