@Informateur.info- S’il est encore trop tôt pour préjuger de la portée de la nomination d’un ministre délégué militaire à la Défense, en l’occurrence, le Colonel-major Aimé Barthélemy Simporé, précédemment directeur du Centre d’études stratégiques, l’espoir d’une réorganisation de la chaine de commandement est tout de même permis.

De fait le président du Faso depuis son avènement à la magistrature suprême en 2015 au Burkina Faso avait privilégié un principe qui lui était cher (ne pas nommer de militaires dans le gouvernement) au détriment des exigences que requiert le contexte sécuritaire maqué par l’émergence du terrorisme dans son pays.

Gouverner un pays va pourtant au-delà de ses désidérata surtout quand on n’a pas été préparé à faire face à l’hydre terroriste, fléau des temps nouveau.

La colère d’une partie du peuple à l’effet contagieux qui se répand aura eu raison, mercredi 30 juin 2021, d’un principe cher au président du Faso. Il n’a sans doute pas lâché totalement prise, puisqu’il s’attribue lui-même le ministère de la Défense comme au début de son premier mandat, et taille un ministère délégué à l’officier d’infanterie des Forces armées nationales pour satisfaire la clameur publique. Cependant sa responsabilité dévient plus grande dans les mois et les années à venir si la situation sécuritaire ne s’inverse pas. Ce qu’à Dieu ne plaise!

Jean François FALL